1. Histoires d'un mari cocu, larbin, et heureux (2)


    Datte: 13/08/2021, Catégories: Trash, Auteur: auplaisirdetous, Source: Xstory

    ... possession de mes moyens. J’écoutais et obéissais. On était prêts. On partait. Dans l’entrée ma mère nous attendait. Elle m’a fait une bise en me disant que j’étais très beau, puis elle s’est collée contre Karim pour lui faire aussi une bise, très proche de la bouche, en lui disant qu’il était lui aussi très beau évidemment.
    
    J’étais choqué et subjugué par la scène, Karim avait sa main sur le haut des fesses de ma mère, il me souriait, ce même sourire froid du prédateur, qu’il arborait depuis septembre.
    
    On partait donc, et ma sœur est arrivée.
    
    — Attendez moi j’arrive.
    
    — Pardon ? (j’avais lâché ça comme un cri du cœur)
    
    — Marine m’a appelé, elle veut que je vienne pour l’aider à garder un œil sur vous les p’tits jeunes.
    
    Marine... la sœur d’Isabelle, ben voyons. J’allais protester, Karim a coupé court.
    
    — Allez on file. J’ai hâte d’y être.
    
    On est dans l’ascenseur : Delphine, Karim et moi. Je fulmine intérieurement mais n’ose rien dire. Un des effets de la présence de Karim chez nous ces derniers temps est que ma sœur me traite de plus en plus comme de la merde, et je n’ose plus trop lui dire quoi que ce soit. Je lève la tête, sortant de ma torpeur : pour retomber dans une autre torpeur, bien plus plombante : Delphine est collée à Karim, ils se roulent de grosses pelles, il l’a à moitié soulevée du sol, en la tenant par les fesses. Je remarque alors qu’elle est vraiment fringuée comme une pute.
    
    — Putain, mais vous faites quoi là ?
    
    — Ca se voit non ? ...
    ... On ne va pas t’expliquer ?!
    
    — Sois gentil avec ton petit frère ma belle, il a pas l’habitude. On va devoir lui expliquer : là je roule des pelles à ta sœur.
    
    J’en reviens pas.
    
    — Vous faites chier, on avait dit que ce soir était ma soirée.
    
    — Oh mais t’en fais pas, on peut dire que ça va être ta soirée, crois moi.
    
    — Qu’est-ce que tu veux dire ?
    
    — Rien ! Allez appuie sur le bouton, on va pas descendre tout seul là.
    
    Et là, comme une évidence, je la boucle et obéis. J’appuie sur le bouton pour descendre au parking. Ils s’embrassent tout du long. On arrive au sous-sol, je dois leur tenir la porte de l’ascenseur, puis ils attendent devant la voiture de mes parents, ils s’embrassent, je dois leur ouvrir, ils montent les deux à l’arrière, je n’en reviens pas. Je n’ose rien dire et vais me mettre au volant. Je règle les rétroviseurs, je vois la langue de Delphine jouer avec celle de Karim. Je bande.
    
    — Règle bien les rétros ma petite lopette, ce serait con que tu rates le spectacle !
    
    Je ne réponds rien, je suis aussi excité que tétanisé. Il est 18h, on en a pour une heure de route, je ne sais pas si je dois être impatient ou bien espérer que le temps s’arrête. De toutes façons, durant ce trajet, je suis comme hors du temps : assez vite, Delphine s’est mise à sucer Karim, il l’encourageait, la traitait de salope, de chienne, lui disant qu’elle suce bien, et elle ne cessant de dire qu’elle en voulait encore et encore, qu’elle ne pouvait plus se passer de cette ...
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