1. Moment de détente


    Datte: 10/08/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Amical7, Source: Hds

    C'est au parking, en appuyant sur la fermeture des portières, la sacoche de mon pc à la main, que je pris la décision de m'accorder une pause détente. Après tout, cette journée avait été longue et, ce soir-là, personne ne m'attendait.
    
    En poussant la porte du Terminus, je remarquai le barbu assis au bar : début trentaine, solidement bâti, il était vêtu d'un jean et d'une chemise à manches courtes et je ne me souvenais pas l'avoir déjà vu ici. Puis je surpris son regard dans les miroirs : ce garçon matait ! Je m'approchais alors du bar et remarquai qu'assis sur son tabouret, sa cambrure lui dessinait une belle croupe ferme et rebondie. Jacques, le patron, me fit de loin un signe de bienvenue.
    
    - « Bonjour ! » le barbu venait de tourner la tête vers moi pour me saluer avec un large sourire. Je pensais « joli garçon » et lui rendit son bonjour puis, avec mon sourire commercial, j'ajoutais en désignant son verre « la bière me semble nécessaire après cette journée ! » et je fis signe à Jacques. Mais déjà il approchait en apportant mon demi : « pff ! » tu es sur ton trente et un … tout seul ce soir ? »
    
    « je sors de réunion et oui, j'ai ma soirée, mon mari est en déplacement » mais Jacques était déjà reparti à l'autre extrémité du comptoir.
    
    Mon voisin empoigna son verre et sans me regarder ajouta « moi aussi », il but une gorgée et se tourna vers moi tout sourire « moi aussi, je suis en déplacement ! » De la mousse restait collée à sa moustache et quand il passa la ...
    ... pointe de sa langue sur les poils clairs, j'eus un fourmillement précurseur dans ma braguette. Décidément, ce garçon avait bien des charmes.
    
    Je me tournais à demi vers lui, mis le pied sur le marche pied de son tabouret et levai mon verre vers lui : « alors bienvenue » Il prit son verre de la main gauche et, en tournant le buste vers moi pour trinquer, laissa tomber son bras droit contre ma jambe et sa main me caressa fermement : « Florian, enchanté ! me dit-il en choquant son verre au mien.
    
    Ma quarantaine bien portée ne me laisse pas souvent sans ressource mais là, j'étais pris de vitesse par plus entreprenant que moi : voilà un garçon qui va droit au but, pensai-je. Aussi, passant à mon tour ma main sur son avant-bras à rebrousse poils, et le regard droit dans ses yeux je lui proposai une découverte des spécialités locales en privé.
    
    Jacques vint encaisser en haussant le sourcil « déjà fini ? » mais son air faussement angélique et son clin d’œil accompagnaient son « bonne soirée » de lourds sous entendus.
    
    A peine la porte de l'appartement refermée, voilà Florian qui s’agrippe à ma ceinture pour la déboucler mais je le repousse fermement dos au mur : « ici mon garçon, tu es chez moi et tu attends que je t'invite pour te servir... » mon mètre quatre-vingt-dix me donnant l'avantage sur lui, je fis glisser ma main droite jusqu'à sa gorge, mi contrainte, mi caresse, et me collais à lui. De la main gauche, j'écartais la sienne qui était encore accrochée à ma ceinture et la ...
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