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Bluesette
Datte: 08/08/2021, Catégories: fh, laid(e)s, voyage, pénétratio, policier, aventure, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe
... dans un rêve, nos corps se rapprochent, se touchent, se fondent l’un contre l’autre. Allongé sur cette mousse accueillante, nous nous câlinons longuement, nos corps sont dénudés sans hâte, nos bouches s’unissent, nos lèvres se caressent. Toute impatience est proscrite, si affamés que nous soyons l’un de l’autre, nous contenons nos élans pour profiter de la douceur du moment. Chaque parcelle de peau découverte m’est un émerveillement, chaque caresse prodiguée, une marque d’amour. Il n’est pas question ici de baiser, de s’envoyer en l’air, il s’agit de s’aimer, d’offrir, de partager. Comme deux amants au premier matin du monde, nous nous découvrons l’un à l’autre, nous nous offrons l’un à l’autre. Dans la lumière mouvante que filtrent les feuillages, nos corps alanguis savourent les caresses, les agaceries de nos doigts légers, de nos langues pointées, de nos souffles courts. Nos bouches se cherchent à intervalles réguliers, s’appellent, se retrouvent et nos baisers tour à tour aériens et fougueux nous étourdissent. Et mes lèvres gourmandent son corps, glissent sur son ventre soyeux, enveloppent la petite perle nacrée délicatement enchâssée dans son nombril. Ma langue joue avec le petit bijou alors que mon regard se rive à l’horizon des montagnes laiteuses et de leurs pics sombres tendus vers le ciel. J’hésite entre couler vers sa vallée inondée pour goûter aux sucs parfumés de son désir ardent et escalader les contreforts veloutés de ses rondeurs mammaires. Mais mon ...
... cœur submergé d’une ahurissante tendresse me fait préférer à ses appâts offerts la douceur de sa bouche fébrile où mes lèvres se plaquent. Nos souffles se mêlent et se confondent, nos langues s’enroulent voluptueusement en chaudes caresses humides, nos cœurs chavirent. Sans autres préliminaires que nos chastes caresses, sans avoir abordé ni du doigt ni des lèvres nos sexes impatients, nos corps nus s’unissent. Je roule sur le dos. Plantant son regard dans le mien, Lilly, gravement, se redresse. Les mains sur mon torse, elle commence doucement à glisser son sexe sur le mien. Caresses affolantes, où le frottement de sa forêt bouclée qui chatouille mon prépuce, alterne avec la douceur suave des replis délicats du coquillage épanoui. Ce traitement lascif achève d’affoler mon sexe qui raidit encore. J’espère et je redoute la chaleur de sa conque, l’étroitesse de l’antre bouillant, je m’impatiente de cette attente insupportable mais crains de ne pouvoir y résister. Lilly, enfin, sur moi s’imbrique et introduit doucement, lentement, progressivement, mais totalement, mon sexe érigé. Nous restons alors immobiles, mon membre au plus profond d’elle, à profiter de notre chaleur commune, du désir qui nous étreint. Et Lilly s’allonge sur moi. Bouches unies, serrés l’un contre l’autre, à vouloir se fondre, notre désir fusionne. Nos hanches entament le roulis, commencent la sarabande amoureuse, nos sexes se confondent. Qui monte ou descend, qui roule ou se tend, qui imprime le rythme ...