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La Queue
Datte: 25/07/2021, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Pistache46, Source: Hds
Mon collègue de travail et ami François a 59 ans et j'en ai 58. Autant dire que nous ne sommes plus des adolescents. Nous travaillons pour la même société depuis plusieurs années. Il est directeur du service des finances et je dirige celui des communications. Nous nous considérons comme des hommes sérieux qu'on pourrait facilement qualifier de conservateurs. François n'est pas le genre de bonhomme à raconter des histoires cochonnes au party annuel de bureau et s'il l'avait fait, je n'aurais pas été le premier à rire tellement j'aurais trouvé l'initiative déplacée. Il est marié depuis 30 ans et moi 31 ans. Nous avons des enfants. Plutôt grand de taille, mince et d'assez belle apparence, mon ami est d'un naturel enthousiaste, heureux et positif. C'est un homme droit, parfois sec, et on pourrait ajouter qu'il ne brille pas toujours par sa sensualité. Je suis quant à moi de stature moyenne, pas laid du tout, mais le look du tonnerre que je possédais à 20 ans est graduellement disparu pour faire place à un look plus qu'ordinaire. Bref, c'est fini le temps où je faisais tourner les têtes sur mon passage. Je dois cependant confesser que je tourne souvent la tête pour contempler les fesses d'un homme. J'aime aussi dévorer des yeux l'emplacement d'une queue dans un pantalon moulant. Je suis constamment à l'affût de la beauté sexuelle masculine sous toutes ses formes. Est-il donc nécessaire de préciser que je suis gay ou tout au moins, bisexuel ? Je n'ai pas pour autant l'air ...
... efféminé. Avant que se déroulent les événements que je m'apprête à vous raconter, François n'avait jamais supposé un seul instant que je puisse être attiré par les hommes. Un jour, au hasard d'une conversation téléphonique, et sous l'effet de la vodka, je lui ai confié bien innocemment qu'il m'arrivait de jeter sur les beaux hommes un regard pas toujours catholique. Je ne sais pas pourquoi je lui ai fait cette révélation, mais étrangement, elle ne semble pas être tombée dans l'oreille d'un sourd. Quelques jours plus tard, un lundi matin tout à fait semblable à n'importe quel autre lundi, François téléphone et demande à me voir. Je comprends tout de suite qu'il veut obtenir ma participation bénévole à l'un ou l'autre des organismes d'intérêt public auxquels il appartient. François est en effet engagé socialement. C'est un bon garçon. Il est généreux. Il est dévoué. Ce sont des raisons qui expliquent pourquoi je l'aime beaucoup. J'accepte son invitation et nous décidons de nous rencontrer dans un resto de la ville de Québec où nous vivons tous les deux. Une fois assis face à face autour d'une table, et sans qu'il me demande quoi que ce soit, je lui fais immédiatement savoir que je ne suis nullement disposé à jouer les bénévoles. Ça le fait sourire et il s'empresse de me dire que ce n'est absolument pas ce qu'il veut me demander. Qu'est-ce qu'il veut alors ? Qu'attend-il de moi ? « Mais non, détrompe-toi, me dit-il, je veux juste savoir pourquoi tu m'as dit que t'étais ...