1. T'as joui ?


    Datte: 21/07/2021, Catégories: fh, inconnu, uniforme, hotel, amour, facial, préservati, pénétratio, jouet, Auteur: Claude Pessac, Source: Revebebe

    — Viens !
    
    L’invite est claire.
    
    Il y a quelques instants encore, Marie, tous les sens tendus, le corps arqué, haletait, suffoquait presque, à deux doigts de plonger. Deux doigts ? Dix plutôt ! Les dix doigts affolants de Geoffroy qui fouillaient, cajolaient, tourneboulaient ses replis intimes, avides et submergés.
    
    Mais la jeune femme avait sciemment refusé la bascule, désireuse de prolonger le délicieux combat, et surtout de ne pas céder seule : elle voulait partager le plaisir, accéder au summum de l’orgasme conjugué.
    
    — Viens !
    
    Le Graal est offert. Geoffroy devrait en être comblé, mais il a compris.
    
    Il sait. Ce ne sera pas le grand soir.
    
    Et pourtant…
    
    oooOOOooo
    
    Pourtant, tout avait bien commencé.
    
    Vingt-quatre heures plus tôt, lorsqu’il avait fait la connaissance de la jeune femme au bar de l’hôtel, le courant était tout de suite passé entre eux. En fait, côté Geoffroy, le courant en question tenait plus du foudroiement, de l’électrocution massive ou carrément de l’électrochoc. En quelques secondes, il avait compris : « C’est elle, exactement, c’est elle que j’attendais ».
    
    La chanson de Delpech avait commencé à tourner dans son esprit. En boucle. Hypnotisé, il avait apprécié sa pose un peu lascive, son attitude décontractée malgré l’inconfort des tabourets du bar, profité de la fente de sa longue jupe anthracite pour apprécier le galbea priori parfait de ses jambes. Pour le reste, le chemisier immaculé était trop opaque et flou pour qu’il juge ...
    ... des appas réels de la jeune femme. Trop ample, boutonné trop haut ! Geoffroy en avait déduit, amusé, qu’il s’agissait là sans doute d’un habile camouflage pour dissimuler en fait une poitrine trop menue pour être totalement assumée par sa fière propriétaire.
    
    Au bar, ils s’étaient découverts. Lui surtout, soumis à la question par sa gracieuse compagne. Gracieuse, jolie, ravissante certes, mais directe, directive, voire même un peu autoritaire. Une attitude somme toute très logique vu sa profession : la demoiselle se trouvait être capitaine de gendarmerie.
    
    En apprenant ce statut, Geoffroy avait été vaguement intimidé. Il avait pensé, amusé, qu’il n’aurait jamais imaginé draguer un jour… un militaire ! Mais tout capitaine et gendarme qu’elle était, Marie n’en était pas moins terriblement attirante. En répondant, avec humour souvent, à son interrogatoire, le demi-trentenaire avait détaillé la petite curieuse ; petite étant d’ailleurs un qualificatif tout à fait inapproprié dans son cas ! Silhouette svelte, élancée, visiblement sportive, Geoffroy avait été charmé par l’ovale allongé de son visage encadré par de longs cheveux très sombres à peine méchés d’auburn et son regard troublant de par le chatoiement de ses iris oscillant entre brun et or. Nez fin et rectiligne, légèrement retroussé, bouche pulpeuse et pourprée avec un arc de cupidon très marqué, des pommettes hautes et l’ombre d’une fossette au menton. Le tout mis en lumière par le teint hâlé d’une peau satinée. En ...
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