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Au service du Père Guy
Datte: 20/07/2021, Catégories: fh, ff, hh, hplusag, religion, ecriv_f, Auteur: Christine, Source: Revebebe
... avait été immédiatement complexée devant cette jeune femme belle et pleine d’assurance, elle interpréta le regard de la belle comme supérieur et moqueur, il n’en était rien. Benoît l’avait ensuite fuie comme la peste et lui avait juste confié qu’il avait failli faire une terrible erreur et qu’il le regrattait. Cela avait été pire que de faire l’amour à un homme infidèle, car il la rabaissait, elle, au lieu de lui avouer sa légèreté. Elle était à la fois effondrée et trahie. Enfin Fernand en avait fait une femme, au bal de fin de deuxième année, il n’était pas le plus brillant, il n’était pas le plus beau, mais il avait bien voulu la prendre comme cavalière. Elle lui avait ouvert les cuisses le soir même, d’impatience, de résignation ou dans le prolongement d’une soirée où elle avait trop bu. Elle était restée avec lui pendant quatre mois, mais Fernand n’était pas très porté sur le sexe alors que Mélanie avait des besoins de jeune fille, bâtie sur des années de frustration. Même sa première fois, elle avait dû le pousser, le déshabiller, il s’était effondré sur elle, l’avait à peine préparée et avait défloré cette intimité si longtemps préservée en espérant le prince charmant. Elle en était sûre, il ne prenait aucun plaisir, refusait parfois, il était pour elle un amant de devoir de plus en plus distant et la tête ailleurs. Pour couronner le tout, Justine, une autre reine de beauté de son école, s’était moquée d’elle récemment en déclarant qu’elle était la seule fille de ...
... l’école à coucher avec un homosexuel. Le doute dans l’esprit de Mélanie la torturait, ses envies de femme la tenaillaient. Elle retrouvait ses plaisirs de jeune adolescente en se caressant le soir dans sa chambre et s’était surprise à mouiller un peu en prenant une douche à la piscine avec sa meilleure amie, Sophie. Sa volonté de tout changer s’était forgée, l’annonce pour le recrutement au service médical du couvent s’était muée en une opportunité tant personnelle que professionnelle à saisir. Elle découvrit pour son premier jour, la partie médicale du bâtiment qui abritait les salles de soins et les salles de repos. Le service s’apparentait donc autant à une maison de retraite qu’à un hôpital de jour. Cette partie était juxtaposée au bâtiment où vivaient les sœurs. La deuxième partie du périmètre était dédiée à une petite chapelle et un deuxième ensemble dévolu aux frères qui composaient le reste de la population ecclésiastique. Le travail à accomplir était fort simple pour une infirmière diplômée d’Etat comme Mélanie et ses compétences la démarquaient immédiatement des autres sœurs, présentes au fil des années et formées sur le tas par les médecins. Elle fut appelée pour rejoindre la sœur intendante au magasin général. Là, la sœur mesura avec application l’ensemble de ses mensurations en les écrivant sur un petit carnet. Elle sélectionna sur les étagères quelques vêtements de culte et quelques blouses médicales. — Déshabillez-vous ! Cela ressemblait plus à un ...