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Saga de Chloé/Elina (8) : Chloé trouve un emploi qui lui convient
Datte: 11/07/2021, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Elina, Source: Hds
Résumé : Chloé mène une double vie sous le prénom d’Elina. Sur mon téléphone, un SMS me fixe un rendez-vous. Je sursaute car, professionnellement, je ne peux me libérer ce jour-là. Je redoutais ce télescopage de la vie de Chloé et la vie d’Elina. Je demande trois jours de congés à mon supérieur hiérarchique direct qui, malgré sa gentillesse, ne peux me les accorder car les enjeux sont trop importants. Je réponds donc par SMS que je ne pourrai pas venir à ces dates, que je viendrai à un autre moment, que je n’ai pas pu me libérer. La réponse ne se fais pas attendre. Elle est cinglante comme un coup de paddle sur des fesses nues. « C’est cette date-là et pas une autre. Tu viens quand JE le décide ou tu n’existes plus pour moi. C’est à toi de voir. » Je n’ai plus qu’une solution c’est d’aller voir plus haut à la direction générale pour obtenir un changement de poste et avoir plus d’autonomie. Comme je suis d’un naturel timide, il ne m’est pas facile de demander un rendez-vous avec Monsieur P., le Directeur Général et de trouver des arguments pour obtenir un changement de poste aussi rapidement. C’est un type bien et très à l’écoute et, de fait, obtenir le précieux rendez-vous fut rapide. Je bafouille un peu au début de l’entretien pour lui expliquer que ma vie personnelle a changé et que j’ai, rapidement, besoin d’un poste de terrain qui me permettrait de concilier vie de famille et vie professionnelle. Il écoute avec attention d’autant que mes états de ...
... service sont irréprochables. Il est toutefois surpris car, connaissant ma famille, mon mari et mes enfants, il ne comprend pas bien ce qui a pu changer et ce qui me pousse à choisir un emploi qui m’éloigne d’eux. - Chloé, nous nous connaissons depuis longtemps, qu’est-ce qui se passe dans votre vie ? Je ne peux m’empêcher de penser que vous avez une double vie et que le poste de terrain que vous demandez vous permettra de voir votre amant plus facilement ; me dit-il gentiment. Parlez-moi, vous savez que je ne demande qu’à vous aider. - Non, Monsieur P., je n’ai pas un amant, je ne suis pas amoureuse au sens strict… - Je ne veux pas vous mettre mal à l’aise, cela ne me regarde pas. De quoi avez-vous besoin ? - J’ai besoin de pouvoir m’éloigner de chez moi deux ou trois jours par quinzaine mais ce n’est pas régulier, ça peut-être plus... Je ne peux pas prévoir. - Cela peut se faire, vous savez que vous pouvez compter sur moi, même si je ne comprends pas… Vous sembliez avoir une si gentille petite vie avec une belle petite famille… Ces mots dits avec beaucoup de douceur me tirent les larmes des yeux quand je pense à ce que je suis devenue, au point que Monsieur P. pose sa main sur la mienne. - Oui, Monsieur P., j’ai une belle famille, mais ça ne m’a plus suffi, dis-je en hoquetant et j’ai glissé vers un autre type de vie ; d’un côté de moi, vous connaissez Chloé, la raisonnable, mais j’ai une autre personnalité en moi… beaucoup moins lisse… plus sombre… - ...