1. Je suis un jouet entre ses mains (10)


    Datte: 08/06/2021, Catégories: Partouze / Groupe Auteur: donico

    Le lendemain matin, j’ai la très bonne surprise au réveil de voir que Thomas m’a préparé mon petit-déjeuner. Il est agréable, prévenant, à tel point que ça m’inquiète. Prépare-t-il encore un coup comme la veille ? J’ai bien peur que oui.
    
    Depuis hier, je n’arrête pas de me poser des questions : et si mon mystérieux maître chanteur n’était autre que Thomas ? Je sais que c’est tiré par les cheveux, mais après tout, il n’a pas l’air de prendre si mal la nouvelle et il a habilement su en tirer avantage. Tellement habilement que c’en est suspect.
    
    Pourtant un détail pose problème : il devait être au travail pendant les événements de la semaine dernière. Déterminée à m’en assurer, j’ai envoyé dès mon réveil un texto à Chloé, une de ses collègues que je connais, et j’attends impatiemment sa réponse. Je lui ai simplement demandé s’ils ont bien mangé au Cosy’s mardi dernier, puisque c’est là qu’ils mangent tous les mardis. Si elle me dit oui, alors ça ne pouvait pas être lui dans cette chambre d’hôtel. Sinon...
    
    Pendant que j’ingurgite mes tartines en réfléchissant, il insiste pour sortir ; je me dépêche donc de me préparer dès que j’ai fini, mais cela ne lui convient pas : il a en effet préparé une tenue pour moi. Pour être exact, il en a même préparé cinq.
    
    — Choisis celle que tu veux, me dit-il. À chacune d’elles correspond une épreuve que tu devras bien sûr réaliser pour passer à la suivante. Si tu réussis toutes les épreuves, je considérerai que nous sommes quittes et je ...
    ... te pardonnerai.
    
    J’acquiesce. Que puis-je faire d’autre ?
    
    Les cinq tenues qu’il me présente appartiennent toutes au registre des fantasmes masculins, évidemment. Il y a l’écolière coquine, la policière salope, une autre que je n’identifie pas bien, mais qui m’évoque plus ou moins une prostituée, une tenue de joggeuse à moitié déchirée (???) et une dernière d’infirmière. Puisque je dois me résoudre à un choix qui de toute façon ne m’appartient pas, je choisis la première. Je me prépare pendant une dizaine de minutes, et jouant le jeu jusqu’au bout, je me fais des couettes pour les assortir à ma minijupe, à mon chemisier attaché juste en dessous des seins, et à ma cravate.
    
    Je m’attends à ce qu’il me saute dessus lorsque je sors de la salle de bain, mais pas du tout : il se contente de m’observer avec un sourire satisfait et m’entraîne dehors. Nous roulons jusqu’au centre-ville ; là, Thomas se gare et m’ordonne de sortir. Évidemment, l’idée me gêne : je suis habillée comme la dernière des allumeuses ! Je m’exécute néanmoins.« Suis-je en position de négocier ? »
    
    Nous nous baladons quelques minutes dans les rues du centre, et bien entendu, les regards se font nombreux et insistants sur diverses parties de mon anatomie. Lorsque nous nous dirigeons vers le parc, j’entends même quelques sifflets de la part d’une bande de jeunes.« Si je croise quelqu’un que je connais, ma réputation est fichue ! » Arrivés au parc, Thomas m’attire légèrement à l’écart du chemin, dans un coin ...
«1234»