1. Douleur et plaisir ébènes (1)


    Datte: 02/06/2021, Catégories: Gay Auteur: Igor KACHOV

    Acte I : Douleurs et plaisir ébène
    
    Depuis combien de temps étais-je attaché dans ce coffre de voiture ? Depuis quand tout cela avait-il commencé et dans quelles circonstances ? Nous sommes vendredi en fin d’après-midi. Ma femme et les enfants prolongent leurs vacances sur la côte atlantique. Je décide de finir au plus vite les dossiers en cours pour foncer ensuite à la salle de cross fit que je fréquente régulièrement et finir la soirée dans un bar libertin du XVIe arrondissement parisien, un endroit confidentiel, mais une charmante collègue m’y a introduit il y a quelques mois. Elle m’accompagnera ce soir pour aller au bout de nos limites. Je suis prêt à explorer ce nouvel aspect de ma personnalité.
    
    Je suis donc en plein rush pour finir rapidement les dossiers en cours. Les bureaux sont presque déserts. Un homme de ménage passe dans mon bureau avec l’aspirateur qui fait un bruit d’enfer. « Ce n’est pas possible, il n’a pas de matériel encore plus bruyant !! » Mais moi, j’ai besoin de concentration. « Il va bientôt finir !!» Je l’ignore, mais lui montre mon agacement. Il revient quelques minutes plus tard pour vider les poubelles et nettoyer les bureaux. Je suis seul dans l’espace de travail et je lève finalement les yeux sur lui pour lui montrer mon impatience : « Qu’il finisse vite ou je l’explose !! ».
    
    C’est un beau black à la peau ébène et aux lèvres pulpeuses. Il est grand et musclé. C’est sûr qu’il ferait une forte impression s’il était ce soir à ma partie ...
    ... fine parisienne. Trop énervé et pris par mon travail, je lui hurle de partir : « Bon, c’est fini ce bordel ! Tu peux pas faire ce boucan plus tard !! Merde !! Y en a qui travaille ici !! Dégage !! » Il me regarde alors fixement d’un air sévère. Il fait un pas vers moi, ses muscles se tendent puis se ressaisit et sort de la pièce sans me quitter du regard et sans rien répondre.
    
    Les heures passent et à 19h30, je boucle mon dernier dossier, ferme mon ordinateur portable et me dirige vers les ascenseurs donnant l’accès au sous-sol où est garé mon coupé d’une grande marque allemande.
    
    Personne dans les couloirs, personne dans l’ascenseur. J’atteins le 3e sous-sol. Je passe alors dans le couloir où se trouve le local ménage. La porte est entrouverte, et après une hésitation, je décide de rentrer pour m’excuser de mon attitude auprès de l’employé de tout à l’heure. Il est en train de se changer. Il a enlevé sa combinaison et ne porte plus qu’un boxer de coton blanc qui dessine parfaitement son anatomie. J’apprécie les beaux corps, et cet homme possède vraiment tous les attributs d’un Appolon.
    
    Je n’ai pas eu le temps de m’excuser dans ce petit local exigu, que l’homme me tire de ma rêverie par un coup de pied porté au ventre qui me plie en deux et m’envoie à terre le souffle coupé. Ensuite, une baffe monumentale vient compléter le tout. « Qu’est-ce que tu viens faire dans mon local ? » me hurle-t-il. Il tient sa revanche, « Tu ne vois pas que tu me déranges !! ».
    
    Je suis à ...
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