1. De Julien à Julie (14)


    Datte: 20/02/2021, Catégories: Transexuels Auteur: yphos

    De Julien à Julie – 14
    
    Je suis surpris de la visite tardive de ma sœur Mathilde. Elle est submergée de chagrin et je la fais entrer dans l’appartement. Totalement dépitée, les bras ballants, elle va vers le canapé pour s’y effondrer. Je m’assieds près d’elle, prête à l’écouter.
    
    — Julie, je suis désolée de te déranger si tard, mais j’ai besoin de parler à quelqu’un. Comme Sophie (notre tante) n’est pas là en ce moment, je me suis permise de passer te voir.
    
    — Que se passe-t-il ? Tu sembles abattue !
    
    — Oh oui, tu peux le dire ! Voilà, je vais te raconter:
    
    Je devais aller passer quelques jours chez mon amie Stéphanie, mais elle m’a appelée pour annuler notre rencontre. En effet, il y a eu un début d’incendie chez elle et les pompiers étaient encore sur place. Évidemment, j’ai bien compris que ma venue serait inopportune.
    
    Je suis donc retournée à la maison avec mon sac et, en entrant, j’ai entendu maman se plaindre, elle râlait de douleur et, prise de panique, je me suis précipitée vers la source des geignements. Cela venait de sa chambre…
    
    Si Mathilde s’interrompt, pour inspirer profondément, mon inquiétude croît et je la presse de continuer.
    
    — En ouvrant la porte de sa chambre … j’ai eu le choc de ma vie !
    
    Maman était à genou sur le lit, la tête dans l’oreiller, elle était nue et trempée de sueur, les fesses en l’air en train de se faire enculer !
    
    — Quoi ! Maman ! Avec un homme ! Qu’est-ce que tu racontes ?
    
    — Oui Julie ! Et pas n’importe qui ! Celui qui la baisait, c’était … Mon mec !
    
    — Tu veux dire que … Tu veux dire qu’Arnaud couche avec notre mère !!!
    
    — Oui ! Et apparemment, elle aimait ça ! Elle criait des « défonce moi le cul mon salaud « des « Oh oui c’est bon ! » et je t’en passe.
    
    As-tu déjà entendu maman dire des grossièretés ? Moi jamais ! Ce pourri d’Arnaud m’a regardé en souriant, sans s’arrêter de pistonner maman. Elle ne m’avait pas entendu entrer dans sa chambre. J’étais tétanisée, ne pouvait plus parler. Lui, peut-être excité par ma présence, s’est vidé dans son cul et l’a laissée, effondrée sur le lit, à émettre des pets gluants de jus !
    
    C’est quand elle s’est tournée vers lui en le félicitant, qu’elle m’a aperçue.
    
    Je n’arrivais pas à décrocher un mot et Arnaud, avec aplomb, a déclaré ironiquement :
    
    « Tu vois, ta mère aime bien quand je l’encule, c’est pas comme toi ! ».
    
    Il s’est essuyé la bite sur le drap, fier de lui tel le vainqueur d’une bataille et a ajouté « En plus, elle baise mieux que toi ! Bon je vous laisse discuter !»
    
    Il s’est rhabillé et a disparu. Moi, je restais bloquée d’incompréhension. Quand la porte a claqué sur ses talons, j’ai réussi à bafouiller, puis finir par hurler sur maman en la traitant de tous les noms ! J’ai repris mon sac et suis partie de la maison pour errer, jusqu’à chez toi.
    
    Je reste bouché bée face à ses révélations et comprends le désarroi de ma sœur, que je partage désormais. Je suis bouleversée par ses propos. Maman avec un homme ! ...
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