1. On va s'aimer


    Datte: 11/01/2021, Catégories: f, h, ff, ffh, fbi, hplusag, jeunes, oncletante, collection, amour, fsoumise, hdomine, Voyeur / Exhib / Nudisme pied, Masturbation Oral fsodo, coprolalie, attache, fouetfesse, Humour québec, Auteur: Calpurnia

    L’esprit de feu souffle où il veut, et quand cela se produit, il ne se soucie aucunement des apparences ni des convenances ; son haleine est brûlante, et il ravage les cœurs sur sa trajectoire. Aujourd’hui, cela se produit dans la petite ville de C., plus précisément dans l’église qui se trouve sur la place centrale, en face de la mairie, dans une petite pièce où l’on range le matériel destiné au ménage ainsi que les objets de culte servant occasionnellement à la liturgie. Aujourd’hui donc, dimanche, il est dix heures ; deux femmes sont tendrement enlacées dans ce lieu exigu et poussiéreux éclairé seulement par un néon en l’absence de fenêtre, et nues complètement.
    
    La première, petite brune extravertie au rire clair comme l’eau d’une fontaine et aux cheveux courts, s’appelle Elsa. Elle est âgée de tout juste trente ans. Ses deux fillettes de neuf et sept ans se trouvent en ce moment dans la sacristie avec leur père, un homme un peu plus jeune qu’elle et avec lequel elle est mariée depuis bientôt dix ans. Car le monsieur, en tant que sacristain bénévole, prépare l’église pour l’assemblée dominicale qui doit se tenir dans une demi-heure. Sachant qu’il ne faut pas perdre de temps pour que tout soit prêt au bon moment, il s’affaire sans se douter de l’ébat torride qui se produit à seulement quelques mètres de lui.
    
    Pour qui veut l’entendre, dans un langage toujours parfaitement soutenu et sans la moindre expression familière, il condamne moralement la concupiscence des gens et de la société en général, ainsi que les couples contre nature ; son épouse n’ose pas imaginer ce qu’il dirait s’il découvrait l’adultère saphique, qui plus est dans un lieu sacré. Certains pensent qu’il en fait trop, mais il n’est jamais avare de génuflexions au moment de l’élévation ou lorsqu’il reçoit le corps du Christ. Ne trouvant pas le père Nicolas Z., curé de la paroisse, il doit improviser en interprétant à sa façon la feuille de messe, ce qu’il n’aime pas faire et n’est pas dans ses habitudes, ayant depuis toujours le goût des choses nettes et bien préparées. Et pour cause : le prêtre se trouve en compagnie des deux amantes, et son regard se délecte de la scène de leur accouplement.
    
    La seconde femme a pour prénom Pascaline. Elle n’a que vingt ans, et ne s’est convertie et préparée au baptême que par amour pour Elsa. Ses parents, bien que croyants, ne vont habituellement pas à la messe, sauf pour les veillées de Noël et de Pâques. Elle est sportive, dynamique, élancée, et son regard gris très clair sous ses longs cheveux châtains, en synergie avec des seins ronds et volumineux qu’elle dissimule sous d’amples robes pudiques, séduisent tous les garçons qui croisent sa route, notamment sur les bancs de l’université où elle étudie. Comme elle est une lesbienne, ils ont le droit de rêver, mais n’ont pas l’ombre d’une chance de s’introduire quelque jour dans son lit. Elsa et Pascaline se sont croisées sur les bancs de cette église il y a un peu plus d’un an, et depuis ...
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