1. Compassion


    Datte: 26/12/2020, Catégories: fh, inconnu, hotel, noculotte, Oral pénétratio, fdanus, fsodo, Humour occasion, Auteur: Fan

    J’attaque le raidillon qui conduit à Laponat. Que vais-je trouver ici ?
    
    Vous vous souvenez sans doute de mon cursus universitaire. Un essai en psycho, avec un DEUG non transformé par la licence. Décision qui procédait d’un désintérêt total pour l’éventail des débouchés proposés aux non-matheux. En fait, la psycho est, du moins dans les étages du bas, réservée à ceux qui ne savent vraiment pas quoi foutre.
    
    Et pourtant, aujourd’hui, je suis sur le point de revoir ma position. Depuis une heure, j’ai terminé mon service à l’hôtel Beauregard. Ce n’est presque pas son vrai nom bien sûr, Monsieur Tabart me virerait immédiatement s’il apprenait qu’une de ses employées cite son hôtel de merde dans la seule rubrique qu’il lit assidûment.
    
    Je réfléchis, du moins j’essaie. Après avoir rangé ma panoplie de la parfaite petite technicienne de surface, c’est-à-dire mon balai et ma panosse, je suis restée quelques minutes pour suivre un flash sur la télé du fumoir. Une coulée de boue, conséquence des fortes pluies qui ont inondé la région ces derniers jours, a ravagé le petit village de Laponat, faisant des victimes. La mairie lance un appel à tous ceux qui ont une compétence quelconque dans le domaine des super-catastrophes…
    
    … et constitue une cellule de soutien psychologique avec les bonnes volontés aptes à cette fonction ! C’est le propos de ma réflexion. Suis-je apte ?
    
    Josette, qui m’attendait et à qui j’ai fait part de mes doutes, s’étonne.
    
    — Toi, la seule capable de me faire rigoler en me parlant de mon mari et de sa pute de maîtresse, tu as un doute ! Vas-y immédiatement. Voilà les clés de ma 4L, je n’en ai pas besoin avant lundi puisque demain je suis en RTT.
    
    Elle est comme ça, Josette. Le cœur sur la main. Son mari est un vrai con de ne pas s’en apercevoir et de sauter cette salope de Julie qui n’est même pas la moitié aussi jolie que Jo, ma meilleure et seule copine.
    
    ~~oooOooo~~
    
    La vieille 4L grimpe gaillardement le dernier lacet de la D 18. Elle a du mérite, avec cette route boueuse et glissante. Malgré un vilain crachin qui réduit la visibilité, je trouve facilement la mairie de ce petit village. Il y a du monde et les voitures sont garées n’importe comment. Des journalistes, la troisième chaîne, des agités, des bavards, bref des bons et des moins bons.
    
    Je me gare sur un trottoir et me dirige vers le petit bâtiment de la mairie. Bousculée dans la grande pagaille du couloir d’entrée, je parviens à voir une affiche, collée de travers sur un mur, qui porte la mention :« Secouristes bénévoles, bureau Nº 4 ».
    
    Étonnant qu’il y ait quatre pièces dans la mairie d’une si petite commune… L’avantage est que j’y suis rapidement. La porte est ouverte, et le calme relatif qui règne dans cette zone peut induire quelques doutes sur le succès du bénévolat.
    
    Une dame très classe habillée en noir me sourit chaleureusement :
    
    — Vous chercher quelqu’un, Mademoiselle ?
    — Non Madame, je viens proposer mon concours. Je suis ...
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