1. Médecine de pointe


    Datte: 29/09/2020, Catégories: h, fh, ffh, fplusag, fagée, couleurs, asie, profélève, médical, fépilée, Collègues / Travail volupté, cérébral, revede, Masturbation massage, pénétratio, Humour Auteur: Olaf

    Je ne suis de loin pas le seul, et cela n’intéresse probablement pas grand monde, mais j’ai souvent mal au dos. Des épisodes aussi soudains que douloureux, qui perturbent ma vie amoureuse. Lorsque je sens venir la catastrophe, j’arrive à éviter le pire en ingurgitant des médicaments et en me réfugiant derrière le traditionnel « pas ce soir, chérie, j’ai mal au dos ».
    
    Mais d’autres fois, dans le feu de l’action, j’oublie mon point faible. Et là, au premier câlin un peu acrobatique, je me retrouve bloqué, démâté, incapable du moindre mouvement.
    
    Sylvie se montre très compréhensive, mais je crains de la voir bientôt se lasser de mes insuffisances répétées. En outre, depuis quelque temps, j’ai de fréquentes érections intempestives. Ce qui est certes agréable sur le moment, mais me fait redouter une atteinte de quelque centre viril névralgique.
    
    D’où ma décision de confier mon cas aux médecins, qui se le sont refilé de généraliste en spécialiste. Ils m’ont examiné, la mine dubitative, m’ont palpé, ausculté, scanné. Tout y est passé, jusqu’à ce que le plus éminent d’entre eux arrive à une brillante conclusion.
    
    — Et bien, cher monsieur, vous avez effectivement mal au dos.
    — Génial, et on fait quoi ?
    — Anti-inflammatoires, antispasmodiques, antidouleurs, … et opération en cas de blocage durable. En attendant, surtout pas de mouvements inconsidérés.
    — Vous voulez dire, sexuellement ?
    — De ce côté, mon cher ami, la plus grande prudence est bien évidemment de mise. Je dirais même, la plus grande retenue.
    
    Je n’ai pas écouté la fin de la tirade. Dès qu’un médecin donne du « cher ami », il faut craindre le pire. Me voilà donc laissé en rade par une paire de vertèbres insoumises. À mon âge, c’est trop injuste. Et les médecins qui se gaussent de moi, incapables de rendre à mon bassin la souplesse qui fit le bonheur de tant de dames. Quelle débâcle…
    
    J’ai passé un sale moment à évaluer les chances de préserver ma relation avec Sylvie sans folles chevauchées. À gamberger sur la meilleure manière de satisfaire une femme gourmande rien qu’avec les mains, … et la langue, peut-être. Bref, à me sentir de plus en plus amoindri, misérable. J’ai même commencé à sculpter des godes à mon image, pour le jour où je ne serai définitivement plus de bois.
    
    C’est allé de pire en pire, jusqu’à ce que la providence me fasse croiser un vieux copain de fac, qui m’a invité à fêter nos retrouvailles autour d’une bouteille. Obnubilé par mes angoisses, je me suis épanché sans pudeur.
    
    — Et l’acupuncture, t’as essayé ?
    — Euh, non, les médecins ne m’en ont pas parlé.
    — Tu peux toujours courir qu’ils vont te le proposer. Ils nous laisseraient plutôt crever que de lâcher leurs prérogatives.
    — Et tu connais une adresse, toi ?
    — Un peu. C’est une spécialiste chinoise, une femme géniale. En deux temps trois mouvements, elle a remis sur pattes le chien de ma belle-mère, je ne te dis pas le miracle.
    — Attends, tu me parles d’une vétérinaire, là…
    — Pas seulement, elle ...
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