1. Emprise - Histoire de Laura Ch. 103


    Datte: 30/10/2026, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: APVapv, Source: Literotica

    ... chaude, vivante, parcourue de frissons. Sa maigreur n'était pas une faiblesse : elle était la carte de tout ce qu'elle avait traversé et vaincu. Chaque caresse sur son ventre plat, sur son pubis glabre, sur ses côtes saillantes, était un hommage silencieux à sa force.
    
    Linh gémit doucement contre ma gorge, une plainte étouffée, presque involontaire. Mon index longeait sa fente. Ses mains exploraient mon dos, mes fesses rebondies, mes cuisses musclées, ma poitrine dressée, avec une avidité discrète, tremblante parfois.
    
    Je la caressai comme on soigne une blessure ancienne. Elle m'ouvrit son corps avec la lenteur d'une femme qui sait exactement ce qu'elle donne. Et moi, j'm'donnai en retour, totalement, sans retenue, dans cette étreinte muette où nos corps fatigués, effrayés, trouvaient enfin un refuge.
    
    Nos doigts ont ouverts nos intimités. Puis, comme une danse longtemps répétée, ma mère et moi, nous nous sommes retrouvées tête-bêche. La langue de maman, fendant ma vulve ramollie, me tétanisa. J'en fit de même et espérais qu'elle ressente la même chose. Avec nos bouches et nos doigts, nous nous sommes retrouvées. Nos orgasmes partagés, on a joui plusieurs fois.
    
    Puis, on s'est allongées toutes les deux, l'une contre l'autre.
    
    -- Je vais te sortir de là, maman. J'ai un plan. Il me faut encore un peu de temps, mais je te jure... je vais pas te laisser crever ici.
    
    Elle ferma les yeux, longtemps. Puis elle ouvrit un demi-sourire en emprisonnant un de mes ...
    ... seins.
    
    -- Tu crois? Laura.
    
    J'ai hoché la tête. Et pendant quelques minutes, on est restées là. Deux femmes brisées, mais pas mortes. Pas encore. Un garde est venu frapper à la porte. Discret, comme toujours. Il nous observa un moment. Une femme au corps trahie par son âge et une jeune tout contre elle, nues, enlacées ; voilà un spectacle qui ne devait pas le laisser indifférent.
    
    -- Dom Pietro vous demande dans la salle principale.
    
    Linh a levé les yeux vers moi. Elle avait cette ombre dans le regard, ce truc qu'elle cachait pas très bien. La peur. Ou plutôt, l'usure. Mais elle s'est levée. Droite. Digne. Même après tout ce qu'ils lui avaient fait, elle gardait cette façon de marcher comme si elle sortait d'un foutu opéra.
    
    On a traversé les couloirs du donjon en silence. Les murs suintaient l'humidité et le contrôle. Chaque centimètre me filait la gerbe. Et au fond, j'avais qu'une envie : foutre le feu à tout ça. Que ça s'effondre. Que tout disparaisse sous les cendres.
    
    Dans la grande salle, Larysa nous apparu comme d'hab' ; enserrée dans le mur. Un trou circulaire d'une quarantaine de centimètre de diamètre où seule la taille de la journaliste passait. Emprisonnée dans cet enfer, l'ancienne pourfendeuse des maquereaux subissait tous les sévices possibles.
    
    Dom Pietro, lui, jouait son rôle de dandy dominateur à la perfection. Costume sombre, chemise ouverte juste ce qu'il faut. Il lui parlait doucement, presque en chuchotant, avec ce ton qui pue le vice bien rangé. Il ...
«12...111213...24»