1. Le Jour de Gloire


    Datte: 18/10/2026, Catégories: Humour fh, Oral Auteur: Jimmychou, Source: Revebebe

    ... m’imaginer en train de lui bouffer la chatte jusqu’à plus soif.
    — Tu reconnaîtras que je suis un coach plutôt compréhensif.
    — Ouais, t’as surtout pigé que j’étais moins performant les couilles pleines.
    — Si je me fie à ce qu’on m’a raconté, Miss Melle adore se faire butiner le pistil. Vu que t’es aussi doué avec ta langue qu’avec tes jambes, je ne vois pas pourquoi elle s’opposerait au fait que tu lui repeignes la salle des fêtes. D’autant plus que contrairement à certaines, elle n’a aucun a priori contre les sprinters.
    
    @@@&&&&@@@
    
    Quarante-huit ans ! Ça fait exactement quarante-huit ans qu’un athlète blanc de peau n’a pas remporté la course du cent mètres aux Jeux olympiques. Les anciens se souviendront peut-être de la victoire de l’Écossais Alan Wells, lors des jeux de Moscou. Il est vrai que ce valeureux sujet de sa Majesté avait bien été aidé par le contexte politique de l’époque puisque les USA et la plupart des pays des Caraïbes avaient boycotté le rendez-vous sportif suite à l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS.
    
    Il faut bien admettre que depuis cet événement, l’hégémonie des athlètes originaires d’Afrique sur le sprint est totale. Le nombre de finalistes blancs ou asiatiques aux finales Olympiques du cent mètres depuis ceux de 1984 à Los Angeles(déjà) se compte sur les doigts d’une main. Certains chipoteurs pourront toujours m’objecter que le vainqueur à Tokyo en 2021 était italien et beaucoup moins foncé que ses prédécesseurs, mais on peut néanmoins ...
    ... difficilement faire fi de ses origines africaines.
    
    Alors, évidemment, quand un dénommé Jean-Michel Boulais, visage pâle, cheveux châtain clair, descendant depuis toujours de paysans auvergnats établis dans la région de Montluçon – sous-préfecture située en plein centre de la France –, devient champion du monde sur cent mètres plat, ça ne passe pas inaperçu dans le monde de l’athlétisme.
    
    Et c’est pourtant bien ce qui s’est passé à Pékin, l’an dernier, en 2027 donc, lorsque j’ai franchi la ligne d’arrivée de la finale un bon mètre devant les Américains et les Jamaïcains. Surtout que j’ai remis ça quelques jours plus tard lors du deux cents mètres. Et que mes succès individuels ont tellement inspiré mes coéquipiers du 4x100, tous noirs, évidemment, que nous avons remporté le relais dans la foulée, un peu aidés, il est vrai, par la disqualification des favoris américains. Bref, il n’en fallait pas plus pour que Jean-Mi Boulais, triple champion du monde de sprint, se fasse rebaptiser Jimmy bullet, alias le Bolt blanc, par les commentateurs sportifs du monde entier.
    
    @@@&&&&@@@
    
    — Bonsoir Jimmy. Vous me permettez de vous appeler Jimmy, n’est-ce pas.
    — Bien sûr, Mélina. J’y suis désormais habitué et j’admets volontiers qu’un dénommé Jean-Michel né au vingt et unième siècle est quelque peu anachronique.
    — D’ailleurs, d’où vous vient ce prénom pour le point démodé ?
    — Figurez-vous que ma mère est une grande amatrice de football et elle adorait Jean-Michel Larqué lorsqu’elle ...
«1234...»