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Un petit jeu sans conséquence_1
Datte: 10/10/2026, Catégories: hplusag, couple, extracon, vengeance, Auteur: Briard, Source: Revebebe
... risqué, car jamais le cabinet n’acceptera de se plier à ses quatre volontés. — Oui, je sais. Mais lui, il ne le sait pas. Une fois signé le contrat, il y aura sans doute quelques contraintes juridiques pour le forcer à accélérer son train-train, mais, quelle importance, s’il a signé ? — Bon, jusque-là, j’ai compris. Mais comment comptes-tu t’y prendre ? Tu ne pourras pas jouer sur les deux tableaux ! — En fait, on va faire un véritable travail d’équipe. Pendant que je lui chercherai de nouveaux clients pour ses créations, toi tu joueras les observatrices. Tu le suivras dans ses travaux, que ce soit au laboratoire ou sur le terrain. — Mais je ferai tout ça dans quel but ? — Pour gagner sa confiance bien sûr. Ne va pas croire qu’un type de cette importance dans ce milieu va nous signer un contrat aussi facilement que ça. Il lui faut bien nous connaître, savoir ce que l’on vaut et ce qu’on peut lui apporter et lui rapporter. — Mais à quoi ça va servir que je l’observe comme tu dis ? — Mais tu ne vas pas faire que ça ma chérie. Tu vas le séduire. — Quoi ? — Oui, tu vas le mettre en confiance, t’intéresser à ses travaux, ses méthodes, les produits qu’il utilise. Il ne doit pas avoir grand monde à qui parler toute la sainte journée. Il a certainement besoin de compagnie et d’une oreille attentive et compatissante. N’oublie pas que s’il est venu s’enterrer sur cette île, c’est parce qu’il a perdu ceux qu’il aimait. — Mais, il a quel âge cet homme ? — Soixante-dix-huit ...
... ans. — Ah, c’est un vieux. Tu m’as fait peur quand tu m’as parlé de le séduire. Je suis rassurée. — Mais oui, qu’avais-tu compris ? — Non … rien… Écoute, je ne suis pas certaine qu’il aura envie de me montrer comment il travaille. Mais, après tout, c’est une île paradisiaque, et ce séjour, si court soit-il, ne peut que nous faire du bien. Ils descendirent de l’avion et se dirigèrent vers le bâtiment principal de l’aéroport. Sitôt entrés, ils furent salués par un homme d’une soixantaine d’années qui leur fit signe de la main. — Monsieur et madame Stevenson, je suis Arthur Grindvald, l’intendant de monsieur Berckson. Je vais prendre vos bagages. Si vous voulez bien me suivre. C’était un homme au teint hâlé, aux cheveux poivre et sel et au visage dur, au regard fermé. Il était vêtu d’une saharienne et coiffé d’un chapeau kaki. Il les conduisit jusqu’à une berline noire. Il chargea les bagages dans le coffre et leur ouvrit les portières arrières. — Installez-vous messieurs-dames. Avez-vous fait bon voyage ? — Vous plaisantez mon cher. Nous avons subi des orages et un vent violent et avons peu dormi depuis notre départ. — Prenez vos aises, car nous en avons pour environs quatre heures pour rejoindre la villa. — C’est si loin que ça ? — Ici, tout est loin comme vous dites. Nous allons devoir aller d’abord à Nuku Hiva, la capitale. C’est à environ une heure. Là, nous prendrons le bateau pour le village de Taipivai où nous nous restaurerons. Ensuite nous ...