1. Mémoires d'un soutien-gorge


    Datte: 07/10/2026, Catégories: #journal, Humour fh, couple, amour, Voyeur / Exhib / Nudisme BDSM / Fétichisme caresses, intermast, Oral pénétratio, Auteur: Aventurine, Source: Revebebe

    ... alors, était le centre de ce jeu.
    
    Leurs corps se mêlèrent, s’emboîtèrent dans les positions les plus variées. Le couple tangua avec grâce, puis avec frénésie. L’épisode fut intense. Dès lors, le premier bain que m’offrit Morgane ensuite m’aida à me remettre de mes émotions. Pendant plusieurs minutes, je me prélassai dans un tunnel métallique gigantesque rempli d’eau et de mousse. La vue qu’offrait le hublot de verre n’était pas exceptionnelle mais je savourai pleinement l’expérience. Bercé par de légers remous, je baignais dans une chaleur qui présageait une vie remplie de douceur.
    
    Je passais la plupart de mon temps dans une boîte avec d’autres soutiens-gorges comme moi, de tous styles et de couleurs très variées. Pour tromper l’ennui, comme je le faisais auparavant sur mon portant, je conversais avec mes compagnons. Ils m’apprirent énormément sur Morgane et ce qu’elle attendait de nous tous. Bientôt, je compris que je comptais parmi ses préférés, rangés en première ligne de notre tiroir. Après le bain et le séchage, elle nous pliait soigneusement et nous rangeait, les uns contre les autres, juste à sa portée. En mon for intérieur, je ne pouvais m’empêcher de plaindre les autres, ceux du fond de la caisse, qui ne voyaient que très rarement le jour et les seins de notre propriétaire. Les autres, c’étaient les vieux, les troués, les trop-petits, qui envers nous, les neufs, montraient une sagesse à la mesure de leur vécu. Quant aux brassières de sport, calées dans un ...
    ... angle du tiroir, elles étaient peu loquaces, et pour cause… Leur vie n’était que sueur, courses folles et bains brûlants. Même Morgane ne prenait pas le temps de les regarder. Aucun de nous n’enviait leur vie. Mais devions-nous envier davantage le sort funeste des culottes, qui occupaient le tiroir attenant au nôtre ? Pouvait-on leur reprocher d’être souvent bougonnes, à l’instar de mon associée bleu roi ?
    
    Périodiquement, Morgane m’extirpait de ma place et je retrouvais avec délice la chaleur de sa peau. Aux beaux jours, la lumière me parvenait souvent à travers l’étoffe des vêtements légers qu’elle portait. J’appréciais la douceur de ses petits chemisiers fluides ou de ses robes dont les décolletés plongeants m’offraient des courants d’air rafraîchissants.
    
    Lorsque Morgane me portait en présence de Thomas, j’attendais impatiemment leur prochaine étreinte. Depuis ma première expérience de voyeur, il y en avait eu beaucoup d’autres, mais toujours dans la chambre. J’y étais le témoin, direct ou indirect, de leurs ébats, tantôt calé au fond de mon tiroir, tantôt posé à proximité du couple. Sur le lit, au sol ou même en équilibre précaire sur le bord de la commode, suite à l’un de mes splendides vols planés qui finirent par devenir une banale habitude. Un jour, je découvris la pièce qu’ils appelaient « cuisine ». Morgane me portait avec mon associée sous un vêtement qui nous était inconnu. C’était un tablier de coton plutôt laid à carreaux rouges et blancs, qu’elle avait choisi ...
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