-
Le druide
Datte: 03/10/2026, Catégories: #drame, fh, hplusag, couple, campagne, jardin, amour, Voyeur / Exhib / Nudisme pénétratio, fsodo, jouet, Auteur: BVT, Source: Revebebe
... tôt. Malgré leur soutien, Laurent n’arrivait plus à retourner au travail. Il avait fini par vendre leur maison, négocier son départ et empocher une énorme somme de la part de la famille du « tueur » et des assurances pour solde de tous comptes. C’est comme cela qu’il avait acheté aux enchères cette petite ferme avec des dépendances et un peu de terre. Le notaire du coin a bien eu du mal à avaler la pilule, d’ailleurs. Il considérait cette ferme comme la sienne, il en avait étonnamment hérité d’une veuve sans enfant(tout le monde n’en pensait pas moins, mais personne ne disait rien). Depuis vingt ans, il vendait la ferme à des « parisiens »(des gens de la ville comme on les appelle ici) qui faisaient faillite en moins de trois ans, les terres étant peu productives, et il rachetait le tout aux enchères à chaque fois en faisant systématiquement une très bonne affaire. Il en était déjà à trois transactions. Personne n’avait osé surenchérir sur lui, sauf il y a dix ans, ce fameux Laurent. Le notaire avare l’avait laissé faire, convaincu qu’il ne tiendrait pas plus que les autres. Mais dix ans après, Laurent était toujours là et son entreprise fonctionnait bien, bizarrement, mais bien quand même. Au début, le nouveau paysan a amendé les champs à grand coup de vieilles pailles qui traînaient un peu partout dans les fermes du coin, rachetées pour rien. Depuis, il en met régulièrement comme paillage. À l’automne, on le voit couvrir ses rangs de fougères, il récupère des ...
... feuilles, du compost, des résidus de broyage forestier… et même des cartons qu’il ajoute à ses mille-feuilles. Bref, tous des trucs que les anciens ont l’habitude de brûler l’hiver. « On a toujours fait comme ça… ». Tous ces travaux ont rendu au fur et à mesure ses terres de plus en plus fertiles et de moins en moins sujettes aux maladies. Le tout est complété de purin d’orties et compagnies. Il a même un carré de prêle et de consoudes qui a bien fait rire les anciens, « Quand il sera envahi, on en reparlera », sauf que plusieurs années plus tard, l’ensemble se porte à merveille. Il a un rendement deux fois supérieur aux meilleures terres du pays, et sans traitement chimique industriel. En plus de son potager, il fait pousser entre autres du houblon qu’il transforme en bière. Une bière qui a un énorme succès dans toute la Bretagne. Sans parler de ses ruches, qui contrairement à beaucoup se portent plutôt pas mal, ni des volailles qui éliminent les restes et fournissent de l’engrais. Il traîne même une ânesse dans un coin proche de la maison. Régulièrement, il organise un week-end thématique dans sa grange. Une vingtaine de personnes à chaque fois envahissent le village. Beaucoup dans le bourg, pour profiter de l’aubaine, ont transformé un local inutilisé en chambre d’hôtes pour loger les participants de ses évènements. Le restaurateur est aux anges, le barman ne parle plus de fermeture, car maintenant en dehors de ces grands week-ends, il y a régulièrement du passage pour ...