1. Tricherie


    Datte: 03/10/2026, Catégories: #sciencefiction, Auteur: Myhrisse, Source: Revebebe

    ... compétence, ce dont aucun de nous ne dispose. Ils n’ont toujours pas compris comment on a fait. Ils étudient les images de leur côté sans rien trouver. Ils n’ont pas le droit de voir le point de vue des adversaires.
    
    Alhya pétilla. Elle n’était pas peu fière de les avoir contournés.
    
    — Vous avez trop l’habitude de jouer entre vous, dit-elle. Vous connaissez les méthodes des autres. Il suffit qu’on vous surprenne et vous perdez. Trop facile.
    — Tu n’as pas complètement tort, admit-il. Ils ont remarqué que nous étions six. Ils pensent toujours que le sixième joueur est un bot que nous avons réussi à intégrer en contournant les protections du programme. Ils n’imaginent pas un seul instant qu’un être humain a pu les leurrer. S’ils savaient…
    
    Alhya ricana.
    
    — Ceci dit, je ne suis pas capable de les enchaîner comme vous. Déjà deux, c’était trop pour moi.
    — Avec un peu d’entraînement… Comment as-tu remporté la première session ?
    
    Le chef d’escouade venait à la pêche aux informations. Alhya lui décrivit sa façon de procéder. Il l’écouta avec attention puis la félicita.
    
    — Excellente idée. Il faut être complètement fou pour faire ça mais vu que ça a marché… Je ne vais pas te demander comment tu les as leurrés sur la seconde session. Les autres n’ont pas compris pourquoi tu jouais toute nue.
    — Je… j’étais… se mortifia Alhya en devenant aussi rouge qu’une tomate.
    — Tu ne dissocies pas bien les mondes réels et virtuels, s’amusa-t-il. Ce n’est pas nous que ça dérange, ...
    ... remarque bien.
    
    Alhya en rougit davantage.
    
    — Je suis le seul à t’avoir vue pendant la session. Putain, tu as pris la place de l’otage ! Quelle idée merveilleuse !
    — Ça existe, des spéciaux femmes ? interrogea-t-elle.
    — Dans d’autres villes, oui, indiqua-t-il. Ici, non.
    
    Alhya hocha la tête avant de lancer :
    
    — Le pauvre nordiste. J’ai cru qu’il allait s’évanouir.
    — Comment ça ?
    — Son cerveau manquait de sang.
    
    Le chef explosa de rire.
    
    — Il se plaignait du réalisme des corps d’otage, chouinait qu’il n’arrivait pas à se concentrer et que c’était de la triche.
    
    Le chef n’en rit que davantage.
    
    — Ça, il faut dire que tu es agréable à regarder.
    — Vous m’avez vraiment tous vue toute nue ? gémit Alhya.
    — C’est 314 qui t’a portée dans ta chambre, précisa le chef. Je me suis dit que ça te dérangerait moins.
    — Merci beaucoup.
    — Je me demandais… Tu es attirée par 314 ou tu es juste en manque ?
    — Comment ça ?
    — T’es-tu déjà posé la question ? Est-ce que tu désires 314 ou bien est-ce juste le sexe qui te manque ?
    — Peut-on manquer de quelque chose qu’on a jamais eu ? demanda Alhya.
    
    Le chef s’en figea.
    
    — Je veux dire… poursuivit Alhya. Je n’ai jamais bu de café de ma vie et mon père répétait combien c’était bon. Je ne crois pas que le café me manque.
    — La vache, murmura-t-il. Tu es vierge.
    
    Alhya avait beau se noyer dans les yeux du chef de l’escouade, son champ de vision lui permit de constater que le pantalon de son interlocuteur se déformait.
    
    — En ...
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