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Tricherie
Datte: 03/10/2026, Catégories: #sciencefiction, Auteur: Myhrisse, Source: Revebebe
... figea une demi-seconde avant d’obéir. Elle avait oublié ce léger détail. Les preneurs d’otage pouvaient acheter un traqueur. L’objet déclencherait une alarme dès que l’otage quitterait la zone de départ. Lors de la session précédente, Alhya n’avait pas requis de l’otage qu’il retire ses vêtements. Elle avait eu beaucoup de chance. Elle retira ses vêtements puis reprit la position, à genoux, mains sur la tête. — Putain, dit le spécial. J’ignorais qu’ils avaient fait une mise à jour. Depuis quand les otages sont-ils… Il se tut, probablement rabroué par son chef d’escouade. Le nordiste resta immobile à caresser le corps d’Alhya du regard. Elle n’aurait pas été contre qu’il fasse un peu plus. Il avala difficilement sa salive puis se décida enfin à lui faire signe de bouger. Alhya peinait à contrôler son corps de manière aussi précise. Elle tenait à ressembler le plus possible à un bot. Entre autre, son visage ne devait montrer aucune expression, rester neutre. Les bots n’étaient jamais essoufflés. Ils suivaient sans rien dire. Comment rester impassible tout en se promenant nue sous le regard brûlant d’un homme ultra sexy ? Alhya sentait ses muscles tirer. Cette session puisait dans ses ressources. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas joué. Recommencer directement à un tel niveau n’était effectivement pas une bonne idée. Prenant sur elle, elle conserva son impassibilité. Le spécial l’emmena vers les conduits de ventilation, le même chemin qu’elle avait ...
... fait emprunter au bot lors de la session précédente. Il déverrouilla la grille en tirant dessus, faisant énormément de bruit. Nul ne réagit. Alhya entra à sa demande. — Putain ! Ils font ça pour tester notre self-control ? s’exclama le spécial. Un silence suivit puis : — Quoi quoi ? Vous ne voyez pas ce que j’ai sous le nez. Vous croyez que c’est facile de se concentrer derrière… ça ? Son visage n’étant pas visible par son accompagnateur, Alhya se permit de sourire. Il la guida dans les conduits avant de stopper à une intersection. — Je ne sais pas, admit-il. Putain, j’ai le cerveau vide. Tout le sang avait dû affluer ailleurs. Le pauvre homme en avait perdu le plan du complexe de ventilation. — Tout droit, annonça-t-il. Perdu, pensa Alhya. C’était à droite. Il se rendit compte de son erreur plus loin. Ils firent demi-tour. Alhya le frôla au passage et elle put entendre sa respiration haletante. Ils parvinrent finalement à la zone d’extraction. Trois joueurs encore en vie du côté sudiste, soit deux spéciaux et Alhya. Cinq chez les nordistes. Combien étaient-ils au départ ? Était-ce la raison de leurs victoires systématiques ? Comme elle l’avait fait lors de la partie précédente, le spécial nordiste la fit glisser jusqu’au sol avant de rester lui-même dans le conduit, la tête en bas, son arme prête à tirer sur le spécial qui viendrait déloger l’otage. Quatorze. Alhya se força à rester debout, stoïque, sans bouger, le visage neutre sur la zone ...