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Rééducation - Ch 02
Datte: 30/09/2026, Catégories: Contrôle Mental, Auteur: meo75, Source: Literotica
... sur mon ventre et que tout a basculé. La douleur a été fulgurante, atroce, d'une violence inouie. Je me suis retrouvée courbée en deux sur sa main, toujours posée, qui ne faisait rien d'autre qu'être juste posée. Lorsqu'elle l'a retirée, une tristesse profonde, infinie m'a envahie, je me suis mise à pleurer de lourds sanglots, au bout de ma vie, alors que j'étais au paradis un instant plus tôt. Son regard, son corps étaient devenus totalement compatissant, elle m'a prise dans ses bras, sans un mot, me serrant avec force pour que je me sente soutenue, les larmes ne cessaient de couler, nous sommes restées là peut-être dix minutes, en silence, avant que je me ressaisisse un peu, pressant mes cheveux contre sa bouche qui m'offrit plusieurs baisers apaisants, avant que je ne relève mon regard vers elle, prise d'une impulsion vitale, je l'ai embrassée comme si ma vie en dépendait. Elle s'est laissée faire, m'a rendu mon baiser, a continué de me soutenir, m'a laissée tout mon temps, que les soubresauts de mon corps, ou plutôt de mon âme, ne se calment. - Il fallait que cela sorte, tu vois, tu n'avais pas besoin d'un massage profond, mais justement d'être libérée de ces chaînes dont tu n'as même pas conscience. - Oh Mon Dieu! - Viens t'allonger, je vais passer derrière toi, tu vas sentir mes mains sur ta nuque en permanence, mais tu ne me verras pas, tu m'écoutes, tu me réponds, nous n'avons pas fini notre anamnèse tout à l'heure, tu ne m'avais pas encore dit ce ...
... qui était important. Le tutoiement m'a paru aller de soi, comme une hiérarchie de la connaissance ou de la conscience. Guidée par ses questions, apaisée par ses mains sur ma nuque, je lui ai parlé de choses que je n'avais jamais dites à personne, pas même à toi, que j'avais totalement occultées! Quand j'avais quatorze ou quinze ans mon corps s'est épanoui, je me sentais incroyablement belle, mes seins faisaient baver d'envie toutes mes copines, et donnaient des idées à tous mes copains, voire à leur père. Je me sentais fraîche, belle, attirante, séduisante, et surtout j'avais envie d'en profiter sans aucune limite. Si je n'étais pas une fille facile, je n'étais pas farouche, et c'était tous les jours le printemps pour moi. Même si j'étais jeune, j'étais ouverte à toutes prtaiques, à tous plaisirs, sans limite de sexe ni d'âge, l'amour, la sensualité étaient mes raisons d'être! Ma liberté était incroyable quand je me compare aujourd'hui, et je repensais à l'éclair d'ironie de Lucie quand j'avais parlé de ma liberté, alors que j'étais enfermée dans le carcan de mes souvenirs refoulés. J'ai vécu des années incroyables, jusqu'à mes dix-neuf ans, j'étais dans une relation avec un homme du double de mon âge, et j'avais envie de changer, de papillonner. Il est devenu jaloux, violent, il a failli me violer, pour la première fois j'ai eu peur, j'étais terrorisée, j'ai vu le diable en personne! Je me suis recroquevillée, enfuie de mon corps, de mon esprit, j'ai refermé tous mes ...