1. Notre amie Clara


    Datte: 25/09/2026, Catégories: #confession, fh, jeunes, vacances, anniversai, vengeance, Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe

    ... détermination, elle s’adresse à ses amis :
    
    — Je demande justice, pour ce qu’elle a subi.
    
    Anne-Laure prend la parole d’une voix calme :
    
    — On ne saura jamais… Et si on sait un jour, que pourra-t-on faire ?
    — À nous de faire justice, je veux que le coupable se dénonce, déclare Flora d’une voix ferme.
    — Oh non ! s’écrit Anne-Laure qui vient de réaliser ce que cela signifie.
    
    Pas un bruit autour de la table, le silence général vaut acceptation. Tous baissent la tête prenant conscience de ce qu’ils viennent de décider.
    
    — Vous êtes devenus fous, s’exclame Anne-Laure.
    — De toute façon, je suis certain que ce n’est pas l’un de nous. Ça peut être n’importe qui, comment savoir ? réagit Simon.
    
    Ce qui fait bondir Mathilde :
    
    — Pour Flora et ses parents, pour Clara, il faut que le coupable avoue, il doit se dénoncer.
    — …
    — Si le coupable est parmi nous, c’est peut-être Yves qui n’est pas venu, ou toi Bernard.
    — Si c’était moi, aurais-je organisé cette réunion, et Yves difficile à croire, vous le connaissez.
    — Il a peut-être voulu essayer une fois, ne sachant pas faire, il a été maladroit, il a trop insisté.
    — C’est peut-être un ami d’enfance que nous ne connaissons pas, un voisin de ses parents, ou un copain de Lycée. En terminale, elle est sortie avec Maxime, elle s’est peut-être refusée à lui, il ne l’a pas accepté.
    — Je confirme, ils sont sortis ensemble plusieurs mois, nous dit Anne-Laure.
    — Oui, tout est possible… Mais c’est peut-être toi Daniel, toi ...
    ... Simon, toi Jacques, ou toi Antoine. Assène Flora en désignant ses amis.
    — Pourquoi moi ? exulte Simon, non, ce n’est pas moi.
    — Ni moi, rajoute Daniel en colère. Qu’est-ce qui te permet de nous accuser ?
    
    S’en suivit une cacophonie indescriptible, chacun essayant de deviner qui est la brebis galeuse. Mathilde interpelle Daniel :
    
    — Je ne peux plus me taire, il faut que la vérité éclate. Daniel, tu n’as rien à nous dire ?
    — De quoi parles-tu ?
    — Dis donc, tu as la mémoire courte, je t’ai vu embrasser Clara.
    — Et alors ? Elle était d’accord, ce n’est pas un viol… Par contre, Antoine, qu’est-ce que tu faisais avec elle ?
    — Qu’insinues-tu ?
    — Chaque fois que nous sortions, tu étais toujours volontaire pour la raccompagner chez elle, pourtant ça te faisait faire un grand détour.
    — J’étais serviable, c’est tout, je n’allais pas la laisser rentrer seule.
    — Ben voyons, toi qui n’as jamais su draguer une fille, facile avec Clara.
    — Draguer, tu n’as que ce mot à la bouche… Tu dis n’importe quoi. Je n’ai même pas besoin de te répondre, lui dis-je rouge de colère.
    
    Le ton monte, Sophie essaie de calmer le jeu d’une voix posée :
    
    — S’il est parmi nous, le coupable doit se dénoncer tout seul. Alors, un peu de courage, est-ce l’un d’entre vous ?
    
    Mathilde, toujours pragmatique :
    
    — Nous ne saurons jamais. Portons ensemble des fleurs sur sa tombe, et gardons d’elle le meilleur souvenir.
    
    Jacques surenchérit :
    
    — Mathilde a raison, nous ne saurons jamais. Était-ce utile ...
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