1. Parole donnée


    Datte: 23/09/2026, Catégories: #chronique, #nonérotique, #aventure, #fantastique, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... nord de l’île de Saint-Sauveur avant d’essuyer une tempête. Ils avaient abordé un navire marchand ibérique et volé toute la cargaison, les piastres toute leur argenterie et les cartes.
    
    — J’ai eu le temps de les étudier…
    
    Elle se laissa le temps de structurer sa pensée.
    
    — Nous nous sommes rendus dans le nord parce que plusieurs navires ibériques y ont été aperçus. Ce qui est inhabituel ! Mais que diable les Ibères peuvent fiche dans ces eaux ? Du commerce ? Non, j’y crois pas, les peuplades du Nord n’ont rien à offrir sinon des grands espaces…
    
    Elle suspendit sa narration afin de jauger ses deux interlocuteurs, puis reprit :
    
    — J’en suis venue à l’idée suivante : l’Ibérie veut placer une nouvelle place forte afin de régenter le nouveau canal permettant de passer de la mer d’occident à celle du grand polaire. Qui dit nouvelle base, dit beaucoup d’argent. Forte de cette réflexion, je me suis dit que les navires croisés dans ces eaux seraient forcément de belles prises.
    — Et cela a été le cas, acquiesça Pique-Viande.
    — Oui, notre dernière prise a été généreuse, se félicita Mary.
    — Oh ! bien plus que tu ne le penses, ma chérie ! Bien plus que tu ne le penses ! Les actes sont officiels, le trésor de Teotihuacan a été trouvé par les Ibères et c’est avec cet or qu’ils financent ce nouveau poste dans le nord… Regarde ce ducat !
    
    Sur ce, elle lança la pièce dans la main de sa partenaire qui s’empressa de la regarder sur tous les angles…
    
    — Non tu ne rêves pas ma ...
    ... chérie, c’est bien un Ducat toltèque : le trésor de Teotihuacan ! J’ai trouvé ce ducat dans les coffres de notre dernière prise !
    
    Hélène expliqua ce qu’elle avait lu dans les manifestes de bord du capitaine ibère. Le trésor avait voyagé à bord du galion « l’Esperanza » lequel avait fait halte sur l’île Araccianta, il devait y mouiller encore un bon mois avant de reprendre la mer et revenir en Ibérie.
    
    Tandis que le quartier-maître, convaincu, sortait de la cabine, Mary continua un peu la discussion :
    
    — Et pendant tout ce temps, tu n’as rien dit ?
    — Ben oui. Je n’avais pas prévu de m’y attaquer…
    — Oui, il va falloir être sacrément malines. Si on s’attaque à l’Esperanza, on va se faire massacrer. Tu as peut-être une idée ?
    — Chaque chose en son temps… Ramenons Betty et Madame avant de réfléchir au comment faire… OK ?
    
    Les deux piratines allèrent voir les deux invitées et surprirent une nouvelle dispute entre elles. Le sujet restait le même : Betty, éprise de liberté envisageait de ne pas mettre pied à terre pour intégrer l’équipage au grand dam de Madame Sanders. Toutefois lorsque Hélène et Mary entrèrent, elles cessèrent leurs invectives et la mère remercia chaleureusement la capitaine :
    
    — Je ne saurais comment vous remercier. Vous vous êtes mis en porte-à-faux avec vos hommes mais également les autres pirates pour nous.
    — N’oubliez pas que de nombreux hommes sont morts pour vous, ajouta froidement la Capitaine. Vous ne savez pas comment nous remercier ? C’est ...