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Footing au clair de lune
Datte: 21/09/2026, Catégories: h, fh, asie, inconnu, bain, cérébral, Oral pénétratio, Auteur: Aventurine, Source: Revebebe
Mardi, je partis à vingt heures, comme d’habitude. Je finis de lacer mes chaussures de running devant le garage et refermai le portail d’un geste. Le temps sec et l’absence de vent me promettaient des conditions de course optimales. Baigné de la lumière trop orangée des réverbères, le lotissement semblait désert à l’exception de rares promeneurs et de leurs compagnons canins. J’esquissai quelques étirements dans l’allée pavée. À son passage devant ma maison, un chien en laisse fit un écart quand il remarqua ma présence et leva sur moi un regard noir qui semblait dire : que fais-tu là à gesticuler de la sorte, pauvre fou ?! Ne reste pas là, tu es libre de courir où bon te semble ! Ce petit terrier aurait été indigné d’apprendre qu’au lieu de profiter de cette liberté, je me contentais de suivre une boucle bi-hebdomadaire bien définie qui me permettait de courir sur dix kilomètres. J’aurais pu varier mon trajet à l’infini jusqu’à connaître la moindre impasse de ma ville. J’aurais pu explorer la campagne environnante et ses innombrables chemins, équipé d’une lampe frontale pour assurer ma foulée. Au lieu de cela, je suivais invariablement le même parcours : je quittais mon quartier résidentiel et sortais de la ville, avant de bifurquer à gauche. J’arrivais rapidement sur un chemin de halage bordant un canal pittoresque. Agrémenté de plusieurs écluses, le site était pittoresque et j’y appréciais ma course en ligne droite sur plusieurs kilomètres. Pour finir, je débouchais sur ...
... une départementale que je suivais sur tout le retour, accompagné aux beaux jours par quelques bovins qui saluaient mon passage d’un regard blasé. J’ajustai mon casque audio et lançai ma playlist du jour à l’aide de ma montre connectée. Noir Désir, l’homme pressé, pour me mettre en jambes. Dès les premières foulées, je me sentais plus léger. Autant que pour entretenir ma condition physique, je courais pour alléger les poids de mon quotidien : le stress des responsabilités professionnelles, le tumulte de ma vie de famille, les frustrations de la routine conjugale. Je courais en regardant droit devant moi, ne laissant mon regard s’échapper que pour admirer un coucher de soleil ou l’un des nombreux charmes du paysage. En dehors de la période estivale, je ne croisais presque personne à cette heure de la soirée. Nous étions fin septembre et la nuit était presque tombée quand je partais pour mes virées sportives. Aussi, je fus vaguement surpris de distinguer une forme sombre au bord du halage, à une cinquantaine de mètres devant moi. Une femme, dont je devinais la silhouette frêle, était assise sur un banc, le dos très droit, les jambes sagement serrées l’une contre l’autre. Immobile, elle ressemblait à une poupée grandeur nature que l’on aurait oubliée là. Plus je m’approchais d’elle, plus je distinguais de détails de son apparence : une veste anthracite cintrée à la taille, une mini-jupe noire et un béret de laine assorti. Au clair de lune, ses bottines vernies luisaient de ...