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Le Sauna
Datte: 18/09/2026, Catégories: Voyeur / Exhib / Nudisme Auteur: sven_kaplan, Source: Literotica
Mardi 17 décembre. Tout juste 17h, la nuit a repris ses droits. À peine ai-je mis un pied dehors qu'un vent sec et glacé vient me mordre aux joues, remettant en question mes projets de sortie. Ai-je vraiment besoin de m'aventurer à l'extérieur? Ne devrais-je pas juste m'insérer entre mon canapé et un plaid? Ah l'hiver. La pire saison qu'il soit. Pourtant ce soir, on ne peut pas dire que je ne me sois pas préparé, revêtant mon gros manteau en moumoute, un épais pantalon en velours côtelé, un bonnet ainsi qu'une paire de chaussettes en mérinos. Paire que j'utilise d'habitude en montagne. En somme, un méditerranéen déguisé en canadien. Encore que, le seul canadien que je connaisse ne ferait pas tout un drame de cette météo. Et doit probablement, à l'heure qu'il est, parcourir la ville en t-shirt comme si de rien était. Bon. Je n'aime rien de cette saison à part une chose : aller au sauna. Ce qui peut être bizarre à entendre, c'est que ce n'est pas tant le fait d'être dans le sauna que j'apprécie, c'est d'en partir. J'aime sentir mon cœur freiner brutalement sous le choc de l'eau froide, puis, traverser le vestiaire, la peau fumante. J'aime me rhabiller, en forçant la lenteur. Pas besoin de miroir pour savoir que mon visage imprime une mine béate. J'aime sentir mes muscles plus lâches que si je m'étais étiré pendant une heure, et mon cerveau qui, sous alimenté en oxygène, plane plus que si j'avais fumé un joint. J'aime ensuite rentrer chez moi en ayant la sensation que ...
... l'hiver m'accorde une brève pause, au moins jusqu'au moment où je me glisserai dans mes draps et chuterai dans une abysse sommitale. Alors voilà, il me faut un peu souffrir pour arriver aux termes -quinze minutes de marche dans le blizzard- mais le simple fait de penser à l'après vaut tous les picotements au visage et les nez qui coulent du monde. Sur le trottoir verglacé se reflète la lumière des réverbères, et celles des phares de voitures, qui vont et viennent à basse allure, probablement par peur de déraper. Je passe sous un chêne, où trois feuilles brunes, bien que condamnées, s'accrochent à leur branche comme l'on s'accroche à un vieux souvenir. Comme moi, elles n'ont pas dû voir l'été passer. Sur la même branche, à quelques centimètres, chante un rouge-gorge espiègle. Faille temporelle. Collision entre Automne et Printemps. À la vue du bâtiment des termes, je presse le pas. Cocasse de se dire que, par ce froid, ma seule hâte est de me dénuder. Une fois la porte poussée, les termes m'accueillent avec leur si typique atmosphère de salle de bain géante, et leur parfum encens javel. Réconfort aseptisant. Le sas d'entrée est désert, si ce n'est le jeune homme de l'accueil, dont les yeux sont rivés sur son téléphone. Il prend ma carte de membre et la valide sans me décrocher un regard. Bon, je ne fais pas d'excès de sociabilité non plus. Dans les règles, je me dirige illico vers les portiques qui mènent aux vestiaires. Que je trouve vides. Tiens donc. Certes, c'est ...