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Heures de nuit
Datte: 17/09/2026, Catégories: #érotisme, #romantisme, #Collègues / Travail, fh, amour, Voyeur / Exhib / Nudisme BDSM / Fétichisme Masturbation caresses, pénétratio, jeu, attache, Auteur: Aventurine, Source: Revebebe
... n’arrive plus à joindre le serveur de base de données, maugréai-je. Le visage de Jérémy, les yeux ronds, apparut face à moi par-dessus son écran. — Quoi ? Mais j’ai vérifié la partie réseau tout à l’heure, tout était nickel. La chevelure blonde désordonnée disparut à nouveau derrière le moniteur. Quelques secondes plus tard, je perçus la résignation de mon collègue quand il ajouta dans un murmure : — Bon, je crois qu’on n’est pas couchés, mon vieux, viens voir… 20 h Pour la troisième fois en quelques minutes, je saisis mon téléphone, puis le reposai immédiatement près de moi. J’allais être en retard pour Emma et elle était sûrement déjà en route pour me rejoindre. Je devais la prévenir de mon contretemps, mais que faire… ? Annuler le rendez-vous ? La rejoindre en ville un peu plus tard ? La perspective de voir arriver Emma au bureau alors que Jérémy s’y trouvait encore aggrava mon état de stress déjà avancé. 20 h 45 Mes messages à Emma restaient sans réponse. Jérémy travaillait dans un silence inhabituel depuis près d’une heure. À la musique avait succédé le cliquètement furieux de nos souris et de touches de clavier que l’on malmène pour travailler vite. — Tu peux rentrer si tu veux, Jérem’, je vais finir seul… Tu es arrivé plus tôt que moi ce matin. — Bien sûr que non, je vais t’aider à régler les broutilles qui restent et on se casse tous les deux après. 21 h — François, t’as pas appelé Évelyne depuis tout à l’heure, si ? Jérémy me ...
... jeta un regard soucieux en faisant irruption dans le bureau, de retour de la salle des serveurs. — Ah merde, non, j’ai oublié… Elle doit se demander ce qu’on fabrique et je suis sûr… La sonnerie du téléphone mit fin à la conversation. — Quand on parle du loup, grogna Jérémy en attrapant le combiné posé près de mon poste, devançant mon geste pour décrocher. La voix familière qui se fit entendre n’était pas celle d’Évelyne. Un frisson me parcourut l’échine. — Ah non, c’est son collègue… fit Jérémy sur un ton exagérément poli. Il est à côté de moi, je vais vous le passer. Jérémy me tendit le téléphone d’un air ébahi, puis chuchota en accentuant les derniers mots : — C’est pour toi… François chéri. — Allô… Tu n’as pas eu mes messages ? … D’accord. Oui, j’ai un peu de retard, excuse-moi. Je descendrai te chercher. Je raccrochai et sentis que mon visage était devenu cramoisi. Comme pour mettre fin au silence pesant qui suivit, Jérémy se leva en sifflotant et lança : — Bon, je vais te laisser, finalement… Pour ta pause. Sur ce dernier mot, il leva les doigts pour mimer des guillemets. Puis, saisissant sa veste, mon collègue ajouta avec sérieux : — Pour ce qui reste à faire, n’y passe pas des heures… Fais marche arrière si besoin, on reprogrammera l’opération une autre fois. Après une tape amicale sur l’épaule, Jérémy pointa un doigt menaçant vers moi : — Par contre, mec, ne touchez pas à mon bureau avec ta chérie. Tu auras affaire à moi si je ...