1. Nature Profonde - Chapitre 01


    Datte: 07/09/2026, Catégories: Gay Auteur: BryanPe, Source: Literotica

    ... mon plaisir sincère à satisfaire les autres. Somme toute, exactement ce dont il avait besoin pour son entreprise.
    
    22h06. Toujours rien et je continuais de rêvasser à ma soirée. Enfin rentrer chez moi, me faufiler au fond de mon lit, les volets fermés, afin de pouvoir apprécier ma série préférée avec un bon bol de thé vert à température ambiante... Au lieu de cela, je me retrouvais ici, assis avec quatre ou cinq autres personnes sous un petit abribus et un ciel qui se devinait menaçant malgré la tombée de la nuit déjà bien avancée.
    
    Tout n'était pas si noir. Chacun de nous, humbles voyageurs, avions pu trouver une assise. Confortable, le mot serait un peu fort, mais disons adaptée à notre situation du moment. C'est alors qu'un homme à la barbe et aux cheveux d'une blancheur quasi parfaite, arriva justement au niveau du banc où nous étions toutes et tous assis. Il avait une démarche assurée, accompagné d'une canne blanche vernie et sculptée d'une imposante tête de lion vers son sommet. Malgré son âge visiblement avancé, il respirait une vigueur digne d'un jeune actif trentenaire et son regard semblait être la définition même de la détermination. Droit et fixe, traduisant calme et sérénité mais aussi beaucoup d'autorité.
    
    Sursautant de mon analyse physique et mentale de cet homme, effectuée sans grande discrétion soit dit en passant, je détournai rapidement le regard pour éviter tout contact visuel avec lui, faisant mine d'être occupé à guetter l'arrivée de notre bus. À ...
    ... cette occasion, je pris conscience qu'aucun de mes congénères de banc ne daignait faire une petite place à ce Monsieur, pourtant plus âgé que la plupart d'entre nous. Assez surpris par tant d'ignorance, c'est donc moi qui pris la décision de me lever pour lui signifier que je lui cédais gracieusement ma place. C'est précisément à cet instant qu'il se mit à pleuvoir de grosses gouttes et l'abribus n'était pas assez grand pour protéger mes petits pieds de la pluie rebondissante au contact du sol. Tant pis me rassurais-je, j'avais au moins fait une bonne action.
    
    L'homme avait pris place, sans même me regarder ni même me témoigner la moindre gratitude. Rien. Il s'est assis comme si la nature avait décidé que cette place serait sienne et que son postérieur valait plus d'or que le miens. J'étais un peu frustré de ne pas avoir récolté un petit merci ou un petit sourire en retour mais peu importe. Cela n'avait après tout, aucune importance.
    
    Ha ! Voilà le bus ! C'était pas trop, je pouvais le dire. Pour combler mon bonheur de l'instant, le bus était bondé et sentait très fort la sueur. On aurait dit qu'une troupe de rugbyman sortant d'un match avait pris place ici durant les trois dernières heures. La réalité en était tout autre. Cet autobus trimballait surtout des âmes épuisées de leur semaine de dur labeur.
    
    Je restais donc debout, comme bien d'autres et faisait mine de ne rien sentir, ni ressentir, comme tout le monde, pour continuer de rêver à ma soirée. Une fois arrivé ...
«1234...»