1. Sept scénettes – 8 à 14


    Datte: 04/09/2026, Catégories: #recueil, #personnages, fh, fhh, ffh, fhhh, Auteur: Patrik, Source: Revebebe

    En fin de soirée, une trentenaire plutôt mignonne déambule dans un parc public, à l’écart de la foule. Elle est habillée de façon très voyante, en rouge précisément, ce qui contraste bien avec la tonalité verte locale. Elle s’adresse à un homme un peu plus âgé qui la zieute copieusement depuis un certain temps.
    
    La femme voyante lui fait signe de la main :
    
    — Oui, oui, vous, là ! Approchez donc, que je vous raconte une petite histoire très triste…
    
    L’homme regarde autour de lui ; c’est bien à lui qu’on s’adresse. Il avance d’un pas :
    
    — Euh oui, je vous écoute… tout en me permettant de vous regarder…
    
    La femme en rouge sourit, tandis qu’il s’approche d’elle. Quand l’inconnu s’immobilise à deux mètres, elle soupire abondamment :
    
    — Oyez la très triste histoire d’une femme mariée avec une toute petite bite, même pas fichue de savoir utiliser correctement sa langue ou ses doigts, c’est dire !
    
    Hochant la tête, sans toutefois lâcher du regard son interlocutrice, l’homme compatit :
    
    — C’est trèèès triste, en effet… Il est arrivé quoi ensuite ?
    
    Le chaperon rouge des temps modernes affiche alors un sourire avenant :
    
    — La femme mariée se balade souvent le soir, habillée en rouge, à la recherche de bonnes queues vigoureuses, tandis que la p’tite bite l’attend à sa voiture un peu plus loin… Et elle pense avoir trouvé une belle queue, si elle en croit votre pantalon…
    
    L’homme s’approche un peu plus :
    
    — Tant mieux, cette histoire finira bien ...
    ... !
    
    Rideau…
    
    Smartphone à l’oreille, cheveux au vent, une splendide jeune femme en bikini blanc plutôt translucide déambule sur la plage en ce mois de mai propice aux ponts et viaducs.
    
    — Bon, Charles chéri, tu es sûr de toi ?
    — Oui, mon amour, tu es superbe comme ça. T’inquiète, je te vois très bien dans mes jumelles, là, sur le balcon de notre appart. Waow, on t’a jamais dit que t’avais un cul d’enfer ?
    
    Se retournant aussitôt, la jeune femme aperçoit en hauteur, de l’autre côté de l’avenue qui borde la plage, à cent mètres d’elle, Charles, son dernier amant en titre. Agitant la main de façon ostensible, elle le houspille un peu :
    
    — Arrête tes conneries, Charles !
    — Je dis que t’as un magnifique cul, et tu râles ?
    — Je suis quand même un peu inquiète…
    
    Au bout du fil, l’homme essaye de la rassurer :
    
    — Bah, ton mari n’est pas près de pointer le bout de son nez par ici…
    — C’est pas lui que j’évoquais, mais tes idées à la con !
    — Si je suis ton amant depuis une flopée de mois, c’est parce que tu aimes mes idées à la con, mon amour…
    — Je te l’accorde, mais aujourd’hui, j’avoue que je ne comprends pas bien où tu veux en venir…
    
    Perché sur son balcon, ses yeux vissés aux jumelles, Charles explique :
    
    — Pour le moment, il n’y a personne sur la plage, mais je sais que bientôt les étudiants du coin vont débarquer. Quand ils nous verront, ils vont sans doute venir te faire causette et te faire des propositions malhonnêtes.
    — Habillée comme je le suis, y a un gros risque… Et ...
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