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Jeux d'adultes
Datte: 25/08/2026, Catégories: fhh, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
Romain et moi, une histoire drôle avant de devenir insensiblement une histoire d’amour. Ce grand gaillard un peu dégingandé m’a fait beaucoup rire. Plein d’humour, de répartie et de bonne humeur, ce garçon de cinq ans mon aîné m’a séduite lentement, par petites touches sans même que je m’en aperçoive. Pas un coup de foudre, pas de grandes effusions immédiates, non ! Tout est arrivé au fil du temps, de nos discussions, mais aussi et surtout de nos crises de fou rire. Nous avons passé de plus en plus de nos heures libres, entre ses cours à la fac où lui apprenait le droit, et celle moins huppée de lettres où j’étais étudiante, ensemble. Il nous arrivait de passer des nuits entières à boire des jus de fruits et jouer soit au Monopoly ou aux cartes. Et de fil en aiguille, quelque chose s’est mis à éclore doucement. Le sentiment d’une amitié indéfectible s’est transformé peu à peu à notre insu sans doute en un amour qui perdure quinze ans après. Désormais avocat, celui qui est aujourd’hui mon mari est resté un grand gamin. Joueur, taquin, nous traversons l’existence avec humour, avec amour également. Seul point noir de cette vie quasi parfaite, l’impossibilité de mon corps à lui offrir un enfant. Nous continuons à rire cependant de tout, de nous moquer un peu de ces problèmes qui finalement n’en sont que par la manière qu’ont les gens de les aborder. À trente-cinq ans, je suis folle amoureuse de cet homme qui se plie en quatre pour me faire plaisir. Me rendre heureuse est ...
... son obsession. Sûrement parce qu’il a compris, senti depuis les premiers instants que l’absence d’un enfant me tourmentait. Nous passons encore parfois des heures à jouer… et bien entendu que d’autres jeux plus adultes nous réunissent et couronnent souvent les insomnies passagères que nous rencontrons par des ébats d’une ampleur indescriptible. Mais depuis quelques mois, nous avons aussi des discussions très sérieuses, sur notre sexualité, riche évidemment, mais trop routinière aux goûts de mon Romain chéri. J’écoute ses arguments, et son métier aidant, il est très convaincant. Mais je fais de la résistance, puisque pour moi, les histoires d’amour ne sauraient se partager. Je sens que forcément, mes refus polis minent mon homme, sans bien sûr qu’il ne me montre la moindre animosité suite à mes réticences. Il compense donc nos moments câlins par des astuces qu’il m’arrive dans de grands rires de dénoncer et dénommer perverses. Depuis longtemps déjà, le stade du bandeau sur les yeux où les jeux de cordelettes font partie de nos pratiques assidues et j’avoue que ça donne un certain « peps » à ses caresses attentives. Les mots crus s’ils ne sont pas non plus indispensables sont parfois un complément à nos jeux brûlants et je les accepte dans le cadre de ces instants très… chauds que Romain sait si bien me dispenser. Les anniversaires, les miens surtout, m’ont toujours apporté fleurs et cadeaux, mais ils s’agrémentent depuis trois ou quatre ans de présents plus insolites. ...