1. Sahara (Karim & Nadia) – La Plainte Anonyme


    Datte: 20/08/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Karim_et_Nadia, Source: Hds

    À Tamanrasset, la maison de terre rouge de Karim et Nadia était devenue un sanctuaire de désirs inavoués, un lieu où les nuits se prolongeaient en étreintes passionnées et en découvertes sensuelles.
    
    Les visiteurs se succédaient discrètement : Amara et Aïcha, Mohamed le Touareg, et parfois des âmes errantes attirées par l'aura de liberté qui émanait des murs ocre.
    
    Mais dans ce désert impitoyable, les regards indiscrets ne manquaient pas.
    
    Dahmane, un voisin de cinquante ans surnommé Abu-Hurayra en hommage à un compagnon du Prophète Mohamed, observait ce va-et-vient avec une indignation croissante. Ancien membre du Front Islamique du Salut (FIS) dissous, islamiste repenti mais profondément attaché à ses valeurs archaïques, il vivait avec ses deux épouses :
    
    Hafsa, vingt-cinq ans,
    
    Omayma, dix-huit ans,
    
    Toutes deux enveloppées dans des djilbabs intégraux qui ne révélaient que leurs yeux timides et expressifs.
    
    Dahmane, avec sa barbe grise et son regard sévère, percevait dans ces allées et venues une offense à la morale. Une nuit, exaspéré par les murmures étouffés et les soupirs qui traversaient les murs minces, il rédigea une plainte anonyme et la déposa à la gendarmerie locale, accusant la maison voisine d'être un foyer de débauche et de perversion.
    
    Le lendemain matin, un coup ferme à la porte réveilla le couple.
    
    Karim, encore ensommeillé, alla ouvrir, tandis que Nadia, enveloppée dans un peignoir léger, observait depuis l'entrebâillement de la ...
    ... chambre.
    
    Une brigade de gendarmes se tenait sur le seuil, menée par un sergent au visage buriné par le soleil du Sahara.
    
    — Nous avons reçu une plainte pour immoralité publique, expliqua-t-il d'un ton officiel. Nous devons inspecter les lieux.
    
    Karim, surpris mais calme, les laissa entrer, échangeant un regard complice avec Nadia.
    
    Les hommes fouillèrent la maison avec méthode, déplaçant coussins froissés et verres oubliés de la veille. Ils ne découvrirent rien d'illégal – ni substances interdites, ni preuves flagrantes – mais tombèrent sur le plug anal en ivoire sculpté, ce cadeau discret de Mohamed le Touareg, dissimulé dans un tiroir. Le sergent le saisit avec une moue dubitative :
    
    —Et ça, c'est quoi ?
    
    Nadia sentit ses joues s'empourprer, mais Karim intervint avec assurance :
    
    — Un objet artisanal touareg, pour la décoration. Rien de plus.
    
    Les gendarmes, sceptiques mais sans preuves concrètes, haussèrent les épaules et remirent au couple une convocation pour un interrogatoire au poste.
    
    —Présentez-vous demain, ordonna le sergent avant de partir.
    
    Au bureau de la gendarmerie, un édifice austère aux murs blanchis à la chaux au cœur de Tamanrasset, Karim et Nadia furent reçus par le capitaine Djamal, un jeune Algérois de vingt-neuf ans. Intellectuel formé au droit, avec un regard perçant et un sourire qui adoucissait son uniforme impeccable, Djamal avait une faiblesse avouée pour les femmes – une passion qu'il dissimulait sous une apparence professionnelle. Il ...
«123»