1. 0104 Une nuit entre potes. Et ses conséquences.


    Datte: 17/08/2026, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... où ? tu t’inquiètes.
    
    — Je vais prendre l’air !
    
    — Attends… tu tentes de le retenir, en le saisissant pas l’épaule.
    
    — Mais lâche-moi, putain !!! il se rebelle, te repoussant violemment.
    
    Tu te rues sur la porte d’entrée pour l’empêcher de partir.
    
    — Tu vas me laisser passer ! fait ton pote, menaçant, le regard noir fulminant de colère.
    
    — Sinon ?
    
    — Sinon tu vas prendre mon poing dans la gueule !
    
    — Tu ne ferais pas ça !
    
    — Je ne rigole pas !
    
    — Tu n’es vraiment qu’un petit con, Jé ! Qu’est-ce que tu peux être buté ! A force de ne pas assumer qui tu es, tu fais du mal à quelqu’un qui t’aime vraiment. Et que tu aimes aussi. Mais le pire, c’est que tu te fais du mal à toi-même, tu t’empêches d’être heureux, et tu t’en empêches tout seul ! tu lui balances à la figure en perdant ton sang-froid.
    
    Lorsque Jérém te charge, il a la violence d’un fauve enragé. Tu arrives à le repousser, puis à le maîtriser. Vous vous retrouvez réciproquement entravés, les mains de l’un saisissant fermement les biceps de l’autre, les fronts et les nez collés, le souffle de l’un sur le visage de l’autre.
    
    — Lâche-moi, connard !
    
    — Arrête Jéjé, tu es fatigué ! On va arrêter de parler de tout ça et on va se coucher. Demain ce sera oublié.
    
    — J’ai envie d’aller faire un tour et je vais aller faire un tour !
    
    — Ce n’est pas une bonne idée, à cette heure-ci, en plus tu es rond comme une bille !
    
    — Tu ne vas pas me donner des ordres !
    
    Tu vois que ton pote est épuisé, il ...
    ... respire fort. Petit à petit, ses biceps cessent d’opposer résistance aux tiens.
    
    — Je suis désolé, Jé. Tu as raison, je n’ai pas à me mêler de ta vie, tu tentes de le raisonner.
    
    — C’est juste que depuis quelques temps j’ai l’impression que nous nous éloignons. Et maintenant que tu vas partir à Paris, ça ne va pas s’arranger. Tu vas me manquer, Jé. Nos matches, nos troisièmes mi-temps, nos sorties, nos rigolades vont me manquer. Tu vas me manquer, Jé !
    
    Tu attends en vain un mot gentil de sa part. Tu sais que tu vas lui manquer aussi. Mais tu sais aussi qu’il est trop en colère pour l’admettre à cet instant précis.
    
    — Alors, je veux juste que tu saches que je serai toujours là pour toi, quoi qu’il arrive, tu continues, au bord des larmes. Même quand tu seras à Paris, tu peux m’appeler n’importe quand. Tu sais ça, hein ?
    
    C’est par les mots, par le ton de ta voix, par tes bras qui enlacent désormais son torse, par des caresses légères, douces, pleines s’affection que tu dispenses dans son dos, que tu tentes d’apaiser ton Jéjé.
    
    Petit à petit, il semble s’abandonner à ton accolade, t’enserrant à son tour dans ses bras, plongeant son visage dans le creux de ton épaule.
    
    Il y a quelque chose de profondément apaisant dans le contact avec la peau chaude de l’autre, dans cette étreinte, dans cette complicité entre potes.
    
    Puis, à un moment, ton pote relevé la tête. Vos regards se croisent, se figent d’un dans l’autre. Vos déglutitions se font nerveuses, les respirations ...