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0104 Une nuit entre potes. Et ses conséquences.
Datte: 17/08/2026, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... frustration de ne pas pouvoir recommencer est d’autant plus grande. Tu sais que Nico aussi a dû se faire violence pour ne pas céder au désir. S’il ne l’a pas fait, ce n’est que par respect de son Jérém. Et de votre amitié. L’amitié, encore l’amitié. Cette amitié que tu as toujours donnée sans compter, devient un obstacle au bonheur. Oui, le vase est plein, et il tangue à la moindre secousse. Et tu sais pertinemment que l’emménagement de ton pote chez toi risque d’être la goutte qui va le faire déborder pour de bon. Mardi 07 août 2001, 1h55. Ça fait une semaine que ton pote a emménagé chez toi. Et ça ne s’est pas trop mal passé. Vos horaires décalés font que vous n’avez pas trop te temps de vous côtoyer. Dès son arrivée, ton pote a décrété qu’il valait mieux qu’il dorme sur le canapé pour ne pas te réveiller à son retour tard dans la nuit. L’argument se tient. Mais tu n’as pas pu t’empêcher de te demander s’il n’y avait pas une autre raison derrière cet argument. Est-ce que ton pote ne veut plus partager le lit avec toi, comme ça a été régulièrement le cas par le passé ? Est-ce à cause des dérapages autour de la finale du tournoi de rugby, puis de cette nuit avec Nico ? Est-ce qu’il veut éviter que ça dérape à nouveau ? Quand ton pote t’a demandé de s’installer chez toi, tu as redouté de partager ton lit avec lui. Tu as eu peur comme lui de ne pas pouvoir contrôler la situation. Alors, quand il a demandé le canapé « pour ne pas te déranger avec ses ...
... horaires à la con », tu as ressenti à la fois un grand soulagement et une immense déception. Mais c’est un mal pour un bien, autant éviter toute tentation et les gueules de bois. N’empêche que ton pote est là, chez toi, et que la promiscuité s’installe. Ses affaires sont partout autour du canapé et dans la salle de bain. Tu l’entends parfois rentrer la nuit, et tu te branles en pensant à lui juste de l’autre côté de la cloison. Quand tu te lèves, tu le regardes dormir sur le canapé et tu as envie de lui. Cette nuit, tu l’as attendu malgré l’heure tardive. En début de soirée, ton pote t’a appelé pour t’annoncer une grande nouvelle. Cette nuit, vous avez quelque chose à fêter. Lorsque ton pote franchit la porte de ton appart, après avoir traversé la chaude nuit toulousaine, la chemise complètement ouverte, la cravate défaite pendouillant de chaque côté de son cou, un bout de joint entre les doigts, tu le prends direct dans tes bras et tu le serres très fort contre toi. — Si tu savais comment je suis content pour toi ! — Il fallait pas m’attendre, fait Jérém, la voix basse et lente, en écrasant le bout du joint entre ses doigts. — Il fallait bien fêter ça ! tu lui réponds, en lui tendant une bière, simple geste de partage. Même si, d’après l’haleine alcoolisée de ton pote, tu devines que ton Jéjé a déjà bu plus que son dû. — J’étais fou depuis ton coup de fil ! — C’est gentil, mais ça pouvait attendre… tu te lèves tôt demain… — On s’en tape de ça… tu ...