1. Sahara - Chapitres 9 à 14


    Datte: 16/08/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Karim_et_Nadia, Source: Hds

    ... !
    
    Cette fois, ce fut Nadia qui faillit s’évanouir. Elle n’avait jamais dit ça, mais dans l’état d’ébriété de Youcef, tous les mensonges étaient permis.
    
    — Vous mentez ! hurla Karim.
    
    — Demandez-lui ! Regardez sa tête ! Elle ne nie même pas !
    
    Effectivement, Nadia était livide, incapable de prononcer un mot. Autour d’eux, la foule s’était formée, chacun tendant l’oreille pour ne rien perdre du spectacle.
    
    — C’est vrai ? demanda Karim en se tournant vers sa femme.
    
    Le silence de Nadia valut tous les aveux. Dans cette assistance où se trouvaient leurs collègues, leurs relations professionnelles, leurs connaissances, l’humiliation était totale.
    
    — Nadia ? insista-t-il.
    
    — Karim… je peux t’expliquer…
    
    — Expliquer quoi ? Que tu baises avec la moitié d’Alger ?
    
    Les mots claquèrent comme des gifles. Autour d’eux, les murmures enflaient. Des téléphones se levaient déjà pour filmer la scène.
    
    — Vous voyez ! triompha Youcef. Je vous avais dit ! Votre petite femme modèle n’est qu’une…
    
    Il ne put finir sa phrase. Karim lui donna un coup de poing qui l’envoya au tapis.
    
    La sécurité intervint enfin, évacuant Youcef inconscient et tentant de disperser la foule. Mais le mal était fait. Dans quelques heures, tout Alger saurait que Nadia Benali trompait son mari.
    
    — On s’en va, dit Karim en prenant sa femme par le bras.
    
    Ils sortirent sous les regards et les chuchotements. Dans la voiture, le silence était assourdissant.
    
    — Comment il sait pour le grain de ...
    ... beauté ? demanda finalement Karim.
    
    Nadia ne répondit pas. Elle fixait la route, pétrifiée par l’ampleur de la catastrophe.
    
    — COMMENT IL SAIT ?
    
    — Parce que c’est vrai, murmura-t-elle.
    
    Karim donna un coup de volant si violent qu’ils faillirent percuter un poteau. Il se gara sur le bas-côté, tremblant de rage.
    
    — Tu as couché avec ce porc ?
    
    — Une fois. Il y a deux mois.
    
    — ET TU NE M’EN AS PAS PARLÉ ?
    
    — Si ! Je t’ai dit que j’avais rencontré un entrepreneur !
    
    — Tu ne m’avais pas dit son nom ! Tu ne m’avais pas dit qu’il était de ton village !
    
    — De mon village ?
    
    — Youcef Merzouki ! Il est de Tizi Ouzou, comme toi ! Mes parents le connaissent ! Tout le monde va savoir !
    
    Nadia comprit soudain l’ampleur du désastre. Dans une société traditionnelle comme l’Algérie, cette humiliation publique était un arrêt de mort social.
    
    — Karim…
    
    — Tais-toi ! Tu nous as tués ! Tu nous as tués tous les deux !
    
    Il avait raison. Leur vie sociale, professionnelle, familiale venait de voler en éclats en quelques minutes. Demain, ils seraient la risée d’Alger.
    
    — Qu’est-ce qu’on va faire ? murmura-t-elle.
    
    — On va disparaître. On n’a plus le choix.
    
    Cette nuit-là, ils ne dormirent pas. Dès le lendemain matin, leurs téléphones n’arrêtaient pas de sonner. Famille, amis, collègues. Tout le monde voulait des explications.
    
    Karim décrocha son téléphone. Sa mère pleurait au bout du fil :
    
    — Mon fils, tout le village parle de ta femme ! Comment on va pouvoir relever ...
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