1. Azzuro


    Datte: 12/08/2026, Catégories: #pastiche, #confession, #adultère, #couple, #Oral, fh, frousses, extracon, grosseins, groscul, vacances, hotel, vengeance, Oral fdanus, fsodo, Humour Auteur: Jacquou, Source: Revebebe

    ... me suis retournée, j’ai dégagé sa queue, trapue comme lui, et accroupie, je l’ai embouchée. « Ouvre la bouche, ferme les yeux, t’en fais donc pas pour si peu », chantait mon homonyme à crinière aussi rousse que la mienne (encore un point commun). Je l’ai si bien sucé qu’il a explosé contre ma glotte en cinq minutes, et j’ai tout craché dans l’évier.
    
    — Putain, quelle pipe ! Je n’ai jamais été aussi bien sucé, m’a dit le facteur en se rajustant.
    
    Prends ça dans les dents, Jean-Paul. Pardon, Paolo.
    
    Il a repris sa sacoche, m’a fait une bise et il est parti. Sans être venu entre mes cuisses dodues, ce qui m’a rendue encore plus frustrée qu’avant et en même temps coupable d’un semi-adultère. Sucer, c’est tromper ?
    
    J’ai repris mon boulot l’esprit maussade à mon rayon habituel, celui des arbres nains, et notamment les oliviers, comme dans le dernier couplet de la chanson. Ils me passent devant les mirettes et j’imagine encore mon Jean-Paul comme un nabab au milieu de la végétation transalpine. Dehors, il pleuvait des cordes et je m’ennuyais dans les rayons vides de clients. J’espérais me faire draguer par un beau mec en déshérence comme moi, mais je n’avais comme interlocuteurs que de rares couples ou des vieux schnocks aux doigts verts. Alors, le soir, je suis allé voir Gérard et je lui ai demandé mon week-end bien que j’étais censée travailler. Vu que je l’abreuve en timbres italiens, il a accepté, visiblement à contrecœur, en me faisant promettre de rentrer dès le ...
    ... lundi suivant. Et j’ai dit oui. Il ne perdait pas grand-chose, vu le peu de clients.
    
    J’ai vite réservé ma place dans mon « train de rêve qui va vers toi », en fait Jean-Paul, alias Paolo. J’ai voyagé de nuit pour ne pas perdre de temps. J’imaginais le trouver au lit avec une pute à cheveux noirs, dans cette résidence de vacances où j’ai débarqué au petit matin en taxi après m’être fait arnaquer, comme il se doit dans ce fichu pays. À la réception, la fille a fait une drôle de tête en me voyant, mais à force de « pronto », elle a fini par me donner le numéro de sa piaule.
    
    La tête qu’il a faite en me voyant ! Il était en boxer, tout bronzé, les cheveux hirsutes.
    
    — Régine ! Qu’est-ce que tu fous là ?
    — Je viens m’assurer de ta fidélité, mon salaud, dis-je en jetant un œil sur le plumard défait.
    
    Vide. Je l’avoue, j’étais soulagée.
    
    J’ai filé vers la salle de bain pour prendre une douche, j’en avais grand besoin après le voyage. Je l’ai retrouvé une serviette nouée sur la tête et autour des seins. Par la fenêtre, je voyais le ciel « azzuro » et j’ai pensé brièvement à Pantin, à la pluie qu’il devait y tomber et à mon ennui dans les rayons. Il n’y avait pas de temps à perdre. Je lui ai littéralement sauté dessus. Je lui ai arraché son boxer et découvert la démarcation de sa peau suite au bronzage. Je lui ai taillé une pipe, mais cette fois, les yeux grands ouverts pour vérifier son expression. Ouvre la bouche, ouvre les yeux, tu verras ça ira mieux. « Un peu d’amour ...