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Retour aux sources
Datte: 03/08/2026, Catégories: A dormir debout, Auteur: Matharose, Source: Hds
... appuyait ses mains contre le mur, le corps transpirant et le visage crispé dans une expression de plaisir extrême. Il se tenait penché en avant, tenu fermement par son amant, légèrement plus jeune, qui le baisait avec passion. Leurs corps étaient plaqués l'un contre l'autre, leurs mains rejointes sur le torse du premier, entrelacées dans une étreinte profonde. Celui de derrière embrassait tendrement la nuque de son partenaire, plongeant ses doigts dans ses cheveux ébouriffés, amplifiant ses mouvements en lui. Une jeune femme assise regardait cet échange avec intérêt puis s'approchait doucement, avant de glisser sous le premier et de le sucer avec fougue, accélérant encore ses halètements. Et, progressivement, je voyais d'autres corps se joindre à cette débauche généralisée. Les corps, de tous âges et de toutes les beautés possibles et imaginables, vibraient en chœur. Ils se mélangeaient de plus en plus, se confondaient presque, plongeant progressivement dans une jouissance collective. Les images disparaissaient sous une lumière blafarde. Ne me parvenaient désormais plus que leurs gémissements, râles et cris d'amour. Je geignais, suppliante, trop faible désormais pour lutter encore. - « D'accord, c'est bon. Arrête, je t'en prie ! Oui, j'aime ces visions. S'il te plaît libère-moi, ne me fais pas souffrir ainsi... » - « Tu l'as bien cherché ma petite catin. Ton attitude vis-à-vis de moi n'était pas très respectueuse tout à l'heure, alors que c'est moi qui t'ai ...
... éveillée à la volupté, sans aucune contrepartie. » Ta voix se muait en un murmure rauque. « Tu te souviens, tu avais fait de moi ton amant secret, m'accueillant chaque nuit sous tes draps, et nous faisions l'amour dans différentes positions, nous arrêtant uniquement pour que tu puisses t'endormir, épuisée de fatigue et de plaisir. Et quand tu te réveillais, nous recommencions ainsi, jusqu'au petit matin... » La nostalgie de ces temps révolus me frappait en pleine figure comme une gifle. Profondément émue par ces mots qui mettaient mon cœur à vif, je ne retenais plus les paroles troublées qui arrivaient à ma bouche, d'une voix étranglée. - « Oui j'étais heureuse. Mais c'était il y a bien longtemps. Et ensuite tu es parti, ne laissant en moi que des souvenirs amers de cette passion éteinte... Tu n'imagines même pas la souffrance que j'ai pu ressentir. ~*~ Des larmes perlaient au coin de mes yeux, pour tracer ensuite un sillon vers mes joues. Je tentais vainement de les réfréner et les essuyais furtivement, les dissimulant du mieux que je pouvais. Surtout ne rien laisser paraître, cela te ferait tellement plaisir... Ta voix s'était alors faite plus douce, presque caressante. - « ... Je suis troublé de te voir ainsi. Je ne voulais pas te causer de tort et je peux t'affirmer que je ressens ta peine. Je m'excuse de t'avoir laissée ainsi seule. Que puis-je faire pour me pardonner ? » Une chaleur agréable s'emparait désormais de la chambre. Je fixais toujours ton ombre ...