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L'étranger d'un autre monde
Datte: 31/07/2026, Catégories: #sciencefiction, fh, ff, caférestau, voyage, Auteur: SulfurousGuy, Source: Revebebe
J’ai toujours bien aimé les insectes. Mais je ne pensais pas que cette passion me mènerait aussi loin. Depuis l’enfance, j’aimais observer les fourmilières. Comme une reine sur son territoire, je me demandais ce que ressentaient les insectes, à quoi ils pensaient. Et parfois, quand il n’y avait personne autour de moi, je m’imaginais être dans un corps d’insecte. Sentir la carapace autour de moi et les ailes qui battaient dans mon dos. Je trouvais ça terriblement excitant. Lorsque j’observais des choses microscopiques, je ne pouvais m’empêcher de penser aux choses plus grandes que moi. J’aimais donc l’infiniment grand autant que l’infiniment petit. Je rêvais qu’un jour, je puisse voir d’autres mondes. Et j’étais persuadée que de la vie existait dans l’univers, que nous n’étions pas seuls. Bien évidemment, dans ce domaine, la science n’en était qu’à ses balbutiements, mais certains spécialistes estimaient comme très probable l’existence de la vie sur d’autres planètes. Ce fut le sujet d’une discussion que je commençais à alimenter avec un mec qui avait récemment rejoint le club de passionnés d’insectes dont je faisais partie. Le contact avec lui s’est fait assez facilement, comme si nous avions tous les deux beaucoup de choses en commun. On se rapprochait peu à peu l’un de l’autre. Je m’étais éprise de ce garçon et il semblait que c’était réciproque. Quand il me regardait, je rougissais. Il finit par me proposer d’aller boire un verre, que j’acceptais avec ...
... plaisir. À la fin de la soirée, on s’était embrassé plusieurs fois. Le lendemain, je parlais de cette rencontre à mon amie Camillia. Je lui racontais comment, pour plaisanter, il m’appelait sa « reine », et disais que cela ne me déplaisait pas. Je perçus alors un peu de jalousie dans le ton de voix de mon amie. Il y a peu, nous étions encore amantes. Elle était heureuse pour moi, bien sûr, mais je savais qu’elle aurait bien aimé être à la place du garçon. Pour ne pas trop y penser, je reportais mon attention sur ma nouvelle conquête. Il n’était vraiment pas comme les autres. À notre rendez-vous suivant, il semblait pressé et nerveux. Je lui demandais ce qui se passait, et il me demanda si je savais garder un secret. Je le regardais en riant, mais il restait très sérieux, et cela m’intrigua. Ce fut à ma demande (très insistante), qu’il finit par m’avouer : — Même si j’en ai l’apparence, je ne suis pas tout à fait humain. En réalité, je ressemble plus à un insecte qu’à un être humain. Et je ne viens pas d’ici, je veux dire de cette planète, mais de beaucoup plus loin. Infiniment plus loin que votre technologie actuelle n’est capable d’aller. Je ne pris conscience qu’au bout d’un long moment que ma mâchoire s’était décrochée. J’étais abasourdie. Il continua en expliquant qu’il était l’un des derniers mâles choisis par son essaim pour trouver une nouvelle reine. — Le temps m’est compté, mais j’ai peut-être trouvé ma future souveraine, finit-il par dire. Je le ...