1. Une confession de femmes


    Datte: 25/07/2026, Catégories: Humour #confession, miroir, Oral 69, double, fsodo, coprolalie, échange, Auteur: Jacquou, Source: Revebebe

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    ‌‌‌‌‌‌Comme chaque fois après une séance d’aquagym, elles se réunissaient pour prendre un pot à côté de la piscine. Âgées de trente-sept à soixante ans, elles se racontaient leurs vies forcément différentes, les unes mariées, les autres séparées ou divorcées, accompagnées ou pas d’un homme. Les conversations pouvaient aussi bien comporter des choses pratiques comme des confessions plus intimes, relatives aux conjoints ou aux enfants.
    
    Il y avait à ces réunions, dans l’ordre des âges, Amandine, 37 ans, mariée, deux enfants, poupée blonde aux cheveux mi-longs et gracile ; Caroline, 48 ans, fausse menue aux seins lourds et cheveux prématurément gris souvent noués en catogan, également mariée, deux ados ; Marjorie, 52 ans, petite brune boulotte, type espagnol à peau mate, épaisse tignasse couleur encre de Chine, vivant en concubinage, une fille adulte ; enfin Magali, 60 ans, corps menu toujours ferme, quelques fils d’argent dans le chignon, divorcée de longue date, deux filles adultes. Toutes se connaissent en maillot de bain et ne peuvent donc pas tricher sur l’état de leur corps.
    
    Ce jour-là, la conversation languissait lorsque Marjorie réveilla brutalement ses commensales :
    
    — Et si pour une fois, on parlait de cul ?
    — Comment ça, de cul ? interrogea Amandine, stupéfaite comme les deux autres.
    — Oui, de cul. De baise. De bite. Comment ça se passe pour vous au plumard ? C’est le sujet à la mode, la sexualité des Français. Vous êtes satisfaites ou pas ? Bon, je ...
    ... ne parle pas pour Magali, mais vous deux, les mariées, Amandine et Caroline, vous vous envoyez toujours en l’air ou c’est le grand sommeil ?
    — Dis donc, pourquoi tu m’exclus ? Tu crois que je suis déjà bonne à jeter au rebut ? Tu ne manques pas de culot ! protesta Magali.
    
    Marjorie avait lancé le débat et ce fut le début d’un déballage qui devait passionner le quatuor et faire durer la conversation plus longtemps qu’à l’accoutumée. Piquée au vif, Magali fit des révélations qui captivèrent son auditoire :
    
    — C’est quand même incroyable, cette façon de penser qu’à partir d’un certain âge, il n’y a plus de sexe. Ce n’est pas parce que je vis seule que je ne baise plus. Si vous voulez tout savoir, j’ai deux amants : un de mon âge et un jeune mec de trente ans. Et grâce à eux, je baise deux fois par semaine. Oui, je baise, il n’y a pas d’autre mot. J’ai passé l’âge du romantisme, mais pas de la bite. Je grimpe encore aux rideaux, surtout grâce à Kévin, mon trentenaire, qui a une queue de rêve. L’autre, c’est plus doux, mais aussi jouissif. Alors, qu’est-ce que vous en dîtes ?
    
    Prises au dépourvu, les trois autres complimentèrent d’abord la sexagénaire, dirent qu’elle leur donnait de l’espoir pour le futur et finirent par déballer elles aussi leur vie intime. Amandine avoua, un peu contrite, que c’était juste le dimanche matin et encore, pas toujours. Caroline glissa que son mari, très occupé et peu porté sur la chose, la poussait parfois à donner un coup de canif dans le ...
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