1. Luis


    Datte: 09/07/2026, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: lelivredejeremie, Source: Hds

    - Que regardes-tu ? Happy b’day, dear Jeremiah… C’est toi, là, sur la photo ? Et eux, qui est-ce ? a demandé Louis.
    
    - Ma famille d’accueil comme exchange student après le lycée, juillet 2015, à San Diego, Marge et toute sa tribu, son abruti de mari et leurs gnomes dégénérés, Sharon en surpoids, Tom junior avec plus de boutons que de neurones actifs... Elle avait voulu refêter mon anniv’ un mois après, chez eux, d’où le gâteau. Pour les rappels, elle respecte au moins la bonne date.
    
    - Toute la famille… Qui prend la photo, alors ?
    
    - Luis… le jardinier. J’avais dû insister pour qu’il en reçoive une part.
    
    - Je vois le genre, même pas reconnaissante pour ce qu’il faisait pour elle.
    
    Et ce qu’il faisait pour moi, il faut dire…
    
    Maple street, San Diego, juillet 2015
    
    Après un mois, c’est devenu une habitude, assis au bord de la piscine, alors qu’il finit de tondre la pelouse galeuse, caché derrière mes RayBan Wayfarer, je l’observe, et il le sait… Quand il a coupé le moteur, il rentre la tondeuse puis, sans refermer la porte de l’abri de jardin, il s’y adosse et croise les bras, superbe d’arrogance.
    
    Luis est le cliché du caillera de cité, mais en version US, il ne sort pas d’une barre du 93 mais d’un parc à caravanes de banlieue, le survêt’ Fila et les Nike Air Max sont remplacés par un jeans et des sneakers usés, mais sinon, sèchement musclé, la démarche féline, la peau tatouée…
    
    La première fois, il m’avait fixé en retour, sans bouger. À me calculer, en ...
    ... fait. Comme je n’aime pas laisser les gens dans le flou, je m’étais levé de la margelle et, juste en Speedo, tongs aux pieds, je l’avais lentement rejoint pour lui remettre les vingt dollars de Marge, en murmurant lascivement ‘’C’est pas gras pour deux heures de boulot, tu mériterais un supplément’’, avant de pénétrer dans la cabane. Il m’y avait suivi, quasiment collé, et avait soufflé ‘’Offert par qui ?’’. Je lui avais tourné le dos et, en me cambrant, j’avais frotté mes fesses sur le relief encore caché par son jeans rugueux.
    
    Mon maillot descendu sur mes cuisses, une tirette dézippée, un crachat, ce que je savais être une masturbation sommaire, second mollard, et son gland pressé sur ma rondelle… ‘’You want it ?’’
    
    Ça avait été légèrement agressif, comme je l’imaginais dans son ‘trailer park’, à défoncer des trous faciles, bourriner, et se vider en grognant… Sauf qu’il avait tenu longtemps, assez pour me donner un début de plaisir plutôt prometteur.
    
    Ensuite, deux dimanches successifs, je l’ai initié aux préliminaires – ses réticences à me lécher le sphincter ont disparu quand il a découvert que je me rince – et à l’attention à porter à ma prostate.
    
    Aussi, les rituels, c’est fait pour être bousculé, l’odeur de transpi, c’est excitant au début, me faire baiser de dos, ça le peut le faire, mais j’ai eu envie de le voir nu, et me prendre sa bite glorieuse, mais en missionnaire, désormais, parce que bon…
    
    J’étais tellement loin dans mon trip mental, où il me démontait, ...
«123»