1. MILF&Monster: Verte de rage !


    Datte: 06/07/2026, Catégories: Sci-Fi & Fantastique, Auteur: Lalchimiste, Source: Literotica

    ... soupir. J'aurais donné cher pour passer cette nuit en bonne compagnie... ou, à défaut, avec un mnémocristal de choix.
    
    Mais non. J'étais là.
    
    Et le pire, c'était que ces foutues nuits à Rochebois me rappelaient un peu trop une autre nuit, il y a quelque mois de cela.
    
    Un frisson remonta mon échine, sans rapport avec le froid. Un souvenir, insidieux, persistant commença à enfler depuis les tréfonds de ma mémoire.
    
    Une nuit brumeuse. Un camp. Un plan parfait.
    
    Je me crispai, mes doigts se refermant sur la garde de mon épée. J'essayai d'ignorer ce qui venait, mais c'était inutile.
    
    Des yeux, d'abord.
    
    D'un ambre profond, brillants de malice et de défi. Un regard qui déshabillait. Qui lisait en moi comme dans un livre ouvert.
    
    Puis, une voix.
    
    Grave. Forte. Le genre de voix qui menait des hommes à la guerre... mais qui savait aussi se faire basse, presque dangereusement douce, comme une lame effleurant la peau.
    
    Un sourire, ensuite.
    
    Moqueur. Carnassier. Le sourire d'une guerrière qui savait qu'elle allait gagner.
    
    Puis, ses mains.
    
    Assez puissantes pour briser des crânes, mais dont le simple effleurement sur ma peau avait suffi à me faire perdre le fil de mes pensées.
    
    Le goût infâme du grog brûlant dans ma gorge.
    
    L'odeur de cuir et d'épices.
    
    Les rires à l'extérieur, étouffés par les toiles de la tente.
    
    Je déglutis.
    
    Et ensuite...
    
    -- Messire? Vous marmonnez encore.
    
    Je sursautai.
    
    Perceval, mon larb... Mon écuyer, aide de camp, et ...
    ... plus généralement homme à tout faire, me scrutait avec l'innocence étudiée d'un homme qui sait qu'il ne risque rien tant qu'il reste utile. Son visage, constellé d'acné mal cicatrisée, était à moitié illuminé par les bougies fixées sur son éternel chapeau d'intendant, un genre de tricorne en cuir rougeâtre. Ridicule, mais pourtant indispensable : avec les coupes budgétaires décrétées par le roi, il constituait notre seule lumière sur ces foutus remparts. Son regard oscillait entre curiosité et exaspération.
    
    -- À quoi pensez-vous cette fois, messire? Aux charmes de ce fort perdu au bout du monde? Ou... aux affaires de la cour, peut-être?
    
    Son sourire narquois me donna envie de l'étrangler. Je me contentai d'un regard noir.
    
    -- Si tu veux tout savoir, Perceval, je me demandais pour la millième fois ce que j'avais bien pu faire pour mériter ça.
    
    Je mentais. Il le savait.
    
    Perceval haussa les épaules, l'air faussement pensif.
    
    -- Oh, sûrement rien, messire. Rien du tout. En dehors de vos scandales à répétition avec les dames de la Rue des Lanternes.
    
    -- C'est faux » grommelai-je.
    
    -- Et des rumeurs comme quoi vous y auriez amené Sa Majesté la Reine Mélanira...
    
    Je serrai les dents.
    
    -- De pures allégations visant à me nuire...
    
    Perceval ne dit rien mais me regarda avec l'air d'un valet trop intelligent pour son propre bien. Et intelligent, il l'était. S'il n'était pas aussi bon intendant, je l'aurais expédié en première ligne depuis longtemps.
    
    Je poussai ...
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