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L'Acadianne (2/2)
Datte: 15/06/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Pessac, Source: Hds
... jeu. Madeline et Morgane échangent un regard complice. — Certaines ? Tu dis ça pour nous, demande Madeline qui ostensiblement pose sa main sur la cuisse de sa voisine. Clarisse manque de s'étouffer avec une cacahuète ! — Non-non, s'exclame-t-elle en tournant pivoine ! Pas du... Elle s'interrompt : la main de Madeline caresse Morgane qui ouvre le pinceau de ses cuisses, laissant apparaître sa combe parfaitement épilée. Clarisse se prend un énorme coup de chaud ! Elle lève brusquement : — Les filles, je crois que je vais vous laisser. Vous êtes... Elle ne finit pas sa phrase, ramasse son sac. Alors qu'elle se dirige vers la sortie, Madeline lui lance : — Non, attends, ne part pas ! Promis, on va rester sages ! Mais la jeune femme a déjà franchi le seuil. Elle monte dans sa voiture et démarre sur les chapeaux de roues. — Merde, s'exclame Morgane, je crois qu'on a poussé le bouchon trop loin. Ou trop vite ! — C'est moi ! Je me suis monté le bourrichon. À chacune de nos rencontres, ses œillades insistantes, la façon qu'elle a eu plusieurs fois de me serrer la main en me la caressant, la complicité qui s'était établie entre nous, enfin, quelques petites choses par-ci par-là m'ont fait croire que... Merde, en plus, je m'étais renseignée : elle vit seule dans son appart, relativement cloitrée. Mais bon, je suis une monstrueuse conne complétement obsédée ! Et maintenant, elle va m'avoir dans le nez. Se plaquant contre son amie, Morgane ...
... minaude. — Pauv' chérie, tu sais, moi j'ai un petit nez tout pointu qui adorerait se glisser... Elle s'interrompt. Les deux complices se regardent : elles ont entendu une voiture s'arrêter devant la maison. Prostrées, elles attendent. La porte s'ouvre. Clarisse se tient dans l'encadrement de la porte. — Excusez-moi les filles, je suis conne. Si vous voulez, on oublie tout, on remet les pendules à zéro ? — Mais bien sûr, entre, viens, on va boi... boire un coup, bredouille Mado ! Alors que Clarisse retourne s'asseoir dans son fauteuil, Madeline et Morgane sont indécises. Elles tournicotent, se dirigent vers la cuisine. — Je vais chercher des glaçons, dit l'une. — Moi, un ravier pour les noyaux d'olives, dit l'autre. L'une en face de l'autre, dans la kitchenette, elles s'interrogent du regard. — T'as vu, chuchote Morgane, elle a remonté sa jupe en s'asseyant ! — Oui ben toi, tu ferais bien de faire redescendre la tienne ! Calmos maintenant ! Wait and see ! De retour dans le salon, les deux filles sont passablement empruntées. Madeline sert les apéros, accroupie de travers, jambes bien serrées. Morgane elle, sur le canapé, a croisé ses jambes et tiraille autant qu'elle peut sur sa jupe, tout en en coinçant les deux pans entre ses cuisses. Clarisse s'amuse de leur soudaine gaucherie mais n'en montre rien. Par contre, pour attraper son verre sur la table basse, elle ripe sur l'assise, mouvement qui fait encore trousser sa jupe. Elle se penche ...