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Ma Reine Ch. 01
Datte: 13/06/2026, Catégories: Transexuelsgenre, Auteur: Levisse, Source: Literotica
... portait parfois pour cacher sa courte coupe blonde à la garçonne... Linda me la plaça sur le crane et la brossa doucement. Enfin elle prit un bâton de rouge et recouvrit mes lèvres d'un vermillon brillant. Elles me regardèrent ensuite en silence, comme fascinées par la transformation opérée, puis Geneviève me fit lever et m'amena devant la glace murale de sa grande armoire. L'image que j'y découvris me porta un coup au cœur : à côté de ma marraine, se tenait une brunette de même taille, campée sur de fins talons, portant un chemisier échancré sur ses épaules nues et le haut de sa poitrine, et dont le visage, superbement maquillé de khôl, de mascara et de blush, avait tous les attraits de la féminité... Je ne pouvais détacher mes yeux de cette image qui me troublait et m'ensorcelait. Geneviève me demanda « comment te trouves-tu? » et la seule chose que je pus répondre fut : « très belle! » Elles battirent des mains, éclatèrent de rire et m'entourant décidèrent que ce soir, avec elles, je serai Virginie, puisque vierge j'étais! Moi seul sentis alors, sous ma tenue soyeuse et mes dessous froufroutants, le trouble qui m'habitait et qui faisait passer des ondes de volupté dans mon bas-ventre... Je dus rester sagement assis(e) durant la fin de leurs préparatifs. Lorsqu'elles eurent enfilé manteaux et gants, elles se retrouvèrent à nouveau autour de moi. « Je vais lui chercher mon manteau de mohair noir » dit Clarisse. Elle revint avec ce petit pardessus très ajusté ...
... qu'elle m'aida à enfiler et dont elle boutonna les trois boutons (dans le sens opposé à celui que j'avais l'habitude d'utiliser pour mes affaires de garçon!). Linda remarqua mes mains « Oh, j'ai oublié de lui faire les ongles! » Elle se rua à nouveau sur sa trousse de maquillage et m'ayant fait asseoir face à la petite table de nuit entreprit de recouvrir mes ongles d'un vernis de la même teinte que le rouge de mes lèvres. Elle me demanda de secouer les mains pour faire sécher plus vite le vernis, puis Geneviève me prêta une fine paire de gants de peau, et fouillant dans son armoire, en sortit un grand carré Hermès qu'elle entreprit de poser sur ma tête et de nouer sous mon cou. « Parfaite! » dit-elle en me regardant. Ses amies applaudirent, et m'encadrant, Nicole et Geneviève me prirent chacune par le bras en m'entraînant avec elles. Mes premiers pas mal assurés sur les fins talons ne durèrent guère. Le temps de traverser le jardin et d'atteindre la rue et je marchais déjà plus facilement sur ces chaussures. La rue me tétanisa. Beaucoup de passants se pressaient ce soir-là. Entouré(e) de mes amies je me sentais rassurée mais là... Si quelqu'un voyait que je n'étais pas une fille, comment réagirait-il? Et si je rencontrais une connaissance? Après tout je n'étais pas si loin de chez moi. Un frisson de peur et de honte me traversa. Comprenant sans doute mon émoi, mes « copines » se décalèrent légèrement de moi comme pour me laisser seule au milieu de cette rue hostile. « Alors tu ...