1. Chuter, se relever, et avancer


    Datte: 12/06/2026, Catégories: #drame, #romantisme, #consolation, #vengeance, #couple, fh, couple, handicap, sport, amour, reconcil, Auteur: Rainbow37, Source: Revebebe

    ... responsabilités. On vendra la maison quand tu le décideras, tu pourras prendre ce que tu veux.
    
    Martin reste silencieux, hagard.
    
    — Ne dis rien, murmure-t-elle. Je le fais non pas parce que je ne t’aime plus, mais parce que je réalise combien je t’ai fait souffrir. D’ailleurs, je t’aime toujours, mais je crois que tu as besoin de cette liberté pour avancer. Je veux seulement que tu te souviennes des bons moments et que nous trouvions la paix.
    
    Il acquiesce, bouleversé.
    
    — Et toi, tu vas faire quoi maintenant ? demande-t-il.
    — Je veux retrouver mon club et participer aux championnats de France valides, déclare-t-elle, les yeux brillants de détermination. Je me moque du reste.
    — J’ai hâte de voir ça.
    
    Plus tard, dans sa chambre, Martin pose les papiers du divorce sur son lit. Il les fixe, ses doigts effleurant distraitement le bord de l’enveloppe. Il devrait se sentir soulagé. C’est ce qu’il voulait, non ? Une nouvelle page, un nouveau départ. Pourtant, un nœud se forme dans son estomac.
    
    Son regard se perd sur une photo posée sur la commode : une vieille image d’eux, riant aux éclats un été, insouciants, complices. Il se rappelle la chaleur de sa peau sous ses mains lors des massages, la douceur de sa voix quand elle lui murmurait un simple merci. Ce n’était rien. Ou peut-être que c’était tout.
    
    Il pousse un soupir, passe une main sur son visage fatigué. Il a cru être prêt à partir. Mais si c’était vraiment le cas, pourquoi cette hésitation ? Pourquoi ce fichu ...
    ... pincement au cœur ?
    
    Il réalise alors que le simple fait de se poser la question signifie qu’au fond, il connaît déjà la réponse.
    
    *****
    
    Martin accompagne Babeth jusqu’à son club de triathlon, son regard oscillant entre fierté et inquiétude. C’était la première fois qu’elle y remet les pieds depuis l’accident. L’accueil est chaleureux : des étreintes, des sourires, des exclamations admiratives devant ses prothèses de course flambant neuves. Mais, il y eut aussi Anne-Claire.
    
    — C’est impressionnant, fait-elle en croisant les bras, un sourire flottant à la lisière de l’ironie. Je n’ai jamais vu ça auparavant. Tu es capable de tenir le rythme en courant avec ça ?
    — Je peux courir comme une gazelle, réplique Babeth du tac au tac. Tu veux vérifier par toi-même ?
    
    Elles s’échauffent brièvement avant de s’élancer sur la piste. Martin s’installe sur un banc, les observant d’un air inquiet. Rapidement, la situation dégénère, le rythme s’emballe. Babeth court avec une détermination presque furieuse, son visage crispé par l’effort. Anne-Claire, elle, semble savourer l’affrontement, malignement provocatrice, poussant Babeth à aller toujours plus vite. La tension monte, perceptible, jusqu’à ce que l’inévitable se produise. Un cri fuse, suivi d’une chute. Babeth s’écroule sur la piste.
    
    Martin bondit, accourt vers elle alors qu’Anne-Claire s’éloigne déjà, le regard indifférent envers sa camarade d’entraînement, à terre près d’elle, dont le corps est secoué de sanglots.
    
    — ...
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