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Chuter, se relever, et avancer
Datte: 12/06/2026, Catégories: #drame, #romantisme, #consolation, #vengeance, #couple, fh, couple, handicap, sport, amour, reconcil, Auteur: Rainbow37, Source: Revebebe
... pas, et il réalise à sa respiration qu’elle s’est endormie. Il se relève doucement, quittant la chambre sur la pointe des pieds pour prendre une douche. Martin regagne ensuite sa propre chambre. Leur chambre, depuis toujours. Il se glisse sous les draps frais, mais le sommeil se refuse à lui. Il se sent seul, terriblement seul dans ce grand lit, séparé du parfum et de la chaleur de Babeth. Il se demande si sa place n’est pas, malgré tout, de revenir dormir auprès d’elle. ***** Les jours s’écoulent, et, entre Martin et Babeth, les relations se réchauffent, un lent dégel après le long hiver de la trahison. Leur complicité d’autrefois refait progressivement surface, des rires partagés lors d’un dîner improvisé, des regards complices échangés au détour d’un entraînement, des souvenirs qui remontent à la surface… Mais cette renaissance fragile a une limite, une ligne invisible qu’ils ne franchissent pas, hypnotisés par le mirage du Championnat de France de triathlon. Martin a déserté son bureau, il n’a plus la tête au travail. Son obsession, c’est Babeth. Son entraînement, sa nutrition, sa récupération… Il est entièrement dévoué à sa préparation, planifiant chaque détail avec une minutie maladive. Mais l’atmosphère se glace dès que Babeth remet les pieds au club. Le retour aux entraînements de groupe est une épreuve. L’air crépite de tension entre elle et Anne-Claire, deux fauves qui se tournent autour, prêtes à bondir. Martin se mord les doigts, se rappelant ...
... sa promesse qu’il a faite à Babeth de ne pas interférer. Mais il bout intérieurement, il a une envie irrépressible d’aller dire deux mots à cette garce d’Anne-Claire pour lui faire payer ce qu’elle a fait. Ce soir, comme toujours, il l’accompagne, posté au bord de la piste comme un sniper. Il observe, il écoute, il analyse chaque mouvement, chaque respiration, cherchant le moindre signe de faiblesse. Il sent Babeth tendue, crispée, ses muscles noués par l’anxiété. Lors d’une séance de fractionnés, elle n’a pas de bonnes sensations, elle lutte contre elle-même, la pression devient trop forte. Elle craque, sa frustration explosant en un geste de rage : un coup de poing violent contre le sol. — Fait chier putain !!!! Putain de MERDE !!!! Ses performances sont médiocres en ce moment, elle stagne, elle le sait, et elle ne supporte pas l’idée de décevoir, une fois de plus. De retour à la maison, Babeth s’est murée dans le silence. Assise sur la terrasse, la mine défaite, elle semble s’être effondrée sur elle-même. Martin, décidé à briser sa carapace, s’approche discrètement. Mais Babeth a l’ouïe fine, et son regard le perce aussitôt. Avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, Babeth prend la parole, sa voix lasse et amère. — Ne te fatigue pas à me réconforter… souffle-t-elle, brisée par le désespoir. C’est trop compliqué. Arrête de croire en moi, Martin. Je vais encore te décevoir. Je ne sais faire que ça. Martin sourit, un sourire léger, fugace, mais qui dit ...