1. La coupure


    Datte: 08/06/2026, Catégories: fh, ascenseur, Oral Auteur: Clair Aymé, Source: Revebebe

    Mais, où est-il ce satané portable ?
    
    À force de tâtonnement, elle finit par le trouver, dans la pénombre de son appartement. Éclairée par sa lumière, elle parvient à progresser jusqu’à la fenêtre qui donne sur la rue : il semblerait que la coupure soit générale, plus aucun lampadaire du quartier n’éclaire cette nuit noire.
    
    Et, ça tombe là, maintenant, alors même qu’il est censé arriver, dans les minutes qui viennent.
    
    Cela fait plus d’une semaine maintenant qu’elle attend ce moment avec une petite boule dans le ventre et l’intuition que de le revoir va transformer cette petite boule en un feu ravageur…
    
    Mais, sans électricité, ça va se compliquer…
    
    Bon, en même temps, elle avait déjà installé des bougies un peu partout, il ne lui reste plus qu’à les allumer. Avec toutes ces petites flammes, l’ambiance est à l’image de la boule dans son ventre. Elle a décidé d’ouvrir une bouteille de vin pour faire passer un peu plus vite les minutes qui la séparent de lui.
    
    Mais, ces minutes sont longues, trop longues… Et s’il était coincé à l’extérieur ? Le digicode ? L’interphone ? Sans électricité… Elle décide de descendre une bougie à la main, pour vérifier s’il n’est pas là, emmuré dans le hall d’entrée.
    
    Elle descend un premier étage. La lueur de la petite flamme projette sa silhouette dansante sur les murs de l’escalier. Palier du deuxième. Elle croit distinguer un petit bruit tout en bas. Elle continue à descendre. Mais, à mi-chemin, une porte s’ouvre, et un léger ...
    ... courant d’air s’engouffre dans la cage d’escalier, et glisse sous sa robe, où le haut de ses cuisses laissées nues par ses bas se crispe soudainement. Est-ce son mouvement réflexe causé par ce courant d’air ou le courant d’air lui-même qui vient d’éteindre la bougie ? Impossible de savoir, mais la voilà maintenant plongée dans la pénombre absolue.
    
    Elle reste figée comme ça, quelques secondes, dans le silence total. Puis distingue le son de pas, qui s’engouffrent à tâtons dans l’escalier à leur tour. Lentement, ils se rapprochent. Jusqu’au premier palier. Tâtonnent à nouveau, et recommencent leur ascension.
    
    Le souffle coupé, elle n’ose pas prononcer un mot. Mais, elle commence à distinguer une respiration, sa respiration à lui, et se rend compte que sa respiration à elle devient plus intense, et que la petite boule dans son ventre semble se gonfler un peu plus à chaque inspiration. Il se rapproche. Doucement. À quelques marches. À quelques centimètres.
    
    Elle sent son souffle maintenant, et la boule lui brûle tellement le ventre qu’elle a peur de s’évanouir. Il approche sa bouche de son oreille, lentement, son souffle lui brûle la joue. L’oreille. Il lui glisse, dans un chuchotement presque imperceptible :« j’ai envie de toi ». Sa bouche descend alors, dans le creux de son cou, qu’il embrasse, pudiquement d’abord. Elle sent que ses jambes vont défaillir. Encore plus quand ses baisers perdent leur pudeur, et qu’ils remontent pour trouver sa bouche. Il glisse sa main dans son ...
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