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Le pigeonnier opus I
Datte: 01/06/2026, Catégories: #chronique, #psychologie, #érotisme, #confession, #personnages, #domination, #Voyeur / Exhib / Nudisme, f, h, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
— xXx — L’homme de ma vie… Pierre. Il est mort dans un accident de voiture, il y a presque trois ans. Lui et moi, une longue aventure de tous les jours, de chaque instant qui a cessé brutalement, et il n’est de jours, d’heures même, où je ne regrette son absence. Je me souviens de notre rencontre, chez des amis. Il est là, ce type inconnu, un jeune homme encore, qui ne me calcule pas vraiment. C’est une de ces soirées que tous les étudiants du monde organisent pour se divertir. Je n’assiste pratiquement jamais à celles dont Louise me rebat les oreilles chaque lundi. — Tu devrais venir, Claudine, les études et les bouquins c’est bien, mais décompresser est vital aussi pour que nous étudiions dans de bonnes conditions. Alors, si je refuse de me distraire de mes révisions, elle finit au bout de maintes suppliques, à me faire changer d’avis. Ce soir, je l’accompagne donc à l’autre bout de la ville, chez un groupe de jeunes qui fréquentent notre bahut. Je n’en connais aucune de ces filles qui sont déjà en train de danser dans un appartement de coloc. Le bruit, la musique me dérangent plus que je ne tiens à le dire. Et c’est donc sur le balcon que je trouve un refuge moins… agité. Lorsque je me retourne, il est là ! Un garçon châtain, taciturne qui ne me dégoise pas un mot. Il se met à l’écart lui aussi et je ne ressens rien, je l’avoue, devant ce gars plutôt « invisible ». Mais, à mon sens et à y bien réfléchir, je lui ressemble surement par ce petit côté sauvage. Je ...
... ne suis pas plus à ma place dans cet univers où évolue Louise. C’est bel et bien moi qui engage la conversation. — Ils font trop de boucan pour mes pauvres oreilles ! Et vous ? C’est le bruit que vous fuyez également ? — Euh… moi ? Non ! J’ai arrêté de fumer et ça me perturbe. Mais vous avez raison, nos amis sont trop dissipés et je préfère la solitude… Mais pour une fois, et parce que l’envie de tirer une latte me poursuit… je suis venu. J’aurais mieux fait de me coucher. — Ah… Je ne peux pas savoir ce que ça fait… je n’ai jamais fumé de ma vie… Je m’appelle Claudine… — Moi, Pierre ! Fumer… une connerie que les jeunes ne devraient jamais faire. Facile de commencer, bien moins d’arrêter. Un vrai calvaire même. — Ah ? Et vous aussi, faites vos études à Amiens ? — Oui, je suis à Jules Vernes… comme vous, je suppose ! — Ben oui… et je viens du pigeonnier, c’est vous dire si la ville me tient à cœur. — Vous êtes des barres du nord d’Amiens, c’est ça ? — Ouais… vous connaissez ? — Tu parles… ça craint un peu, non ? — Pas tant que ça en fait. Les gens s’entraident beaucoup et ce n’est pas aussi mal fréquenté qu’on le raconte. — Humm. J’en doute, mais si vous le dites… Sur ce, Louise qui ne me voit plus parmi les invités de la soirée, déboule sur le balcon. Un feu-follet, un éléphant sur un jeu de quilles, quoi ! Et elle se met à glousser. — Ah, tu es là, ma vieille. J’ai cru que tu t’étais tirée… — Non ! Comme tu le vois, je discute avec ce monsieur… — Pierre… ...