1. SAINT-RAPHAEL - ÉTÉ 2018 — CHAPITRE 1


    Datte: 01/06/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Miss_Sexcret, Source: Hds

    ... pour effleurer, frôler, tester. Le soir, on jouait à se tester du regard, un verre à la main, jusqu’à ce que les adultes se couchent.
    
    J’étais hébergée dans la chambre de Juliette, grande blonde froide, toujours tirée à quatre épingles, mais avec ce quelque chose d’arrogant qui te fait sentir toute petite. Elle savait qu’elle plaisait. Elle s’habillait moulée, sans pudeur. Et moi, j’essayais de ne pas fixer ses fesses trop longtemps quand elle se changeait. Dès la première nuit, j’ai compris qu’ici, personne ne dormait complètement.
    
    Une nuit, la chaleur était moite, électrique, je me suis levée en petite culotte et crop-top pour aller boire un verre. La maison était plongée dans le noir, juste la lumière de la lune sur les murs blancs. En passant devant la chambre des parents, j’ai entendu. Les gémissements. Le souffle rapide. La voix de Nathalie :
    
    — Baise-moi plus fort, Jérôme…
    
    Puis un bruit sec. Une fessée. Sa voix à lui, rauque :
    
    — Suce, salope.
    
    J’étais collée contre la porte, tremblante. Le choc. L’excitation. Ma main est descendue toute seule, sous la culotte. Mon sexe était trempé. Contre la porte, je me caressais en silence, les yeux fermés, la tête pleine d’images : Jérôme torse nu, musclé, prenant Nathalie par les hanches, ses doigts imprimés dans sa peau, ses reins frappant contre elle. Elle offerte, cambrée, gémissant. Et moi, à quelques centimètres, en train de me doigter comme une adolescente, spectatrice affamée, haletante dans l’ombre.
    
    Quand ...
    ... je suis retournée dans la chambre, les jambes tremblantes, le sexe brûlant, Juliette dormait — ou du moins, je le croyais. Allongée, je n’ai pas pu m’empêcher de continuer, plus fort cette fois. Je me caressais en pensant à lui. À ce corps. À cette voix. Je me suis mordue la lèvre et j’ai joui doucement, le souffle coupé.
    
    Puis, dans le noir, une voix. Glaciale. Réveillée. Juliette :
    
    — Tu pensais à qui ?
    
    Silence. Mon cœur s’est arrêté. Je me figeai, la main encore entre mes cuisses.
    
    — Je t’entendais. Depuis dix minutes. Tu n’étais pas discrète.
    
    Elle s’est retournée, allumé la lumière, s’est redressée un sourire moqueur sur ses lèvres impeccables.
    
    — Tu te touches, hein ? Petite salope… Tu pensais à mon frère ? Il te plaît ?
    
    Je n’ai rien répondu. J’étais rouge, nue sous le drap, le cœur affolé, les cuisses collantes. Elle m’a regardée longtemps, avant de se recoucher, comme si de rien n’était.
    
    — Tu devrais faire attention. Louis aime les filles dociles. Mais moi, j’aime quand elles résistent un peu.
    
    Elle a soufflé ça à mon oreille, puis s’est recouchée.
    
    — Bonne nuit, Kristina.
    
    Le lendemain matin, j’ai croisé Jérôme dans le couloir. T-shirt, short, odeur de peau chaude. Il m’a dit bonjour en me touchant légèrement l’épaule. Mon ventre s’est noué. J’ai bafouillé un "ça va" et je me suis réfugiée dans la cuisine.
    
    Juliette était là, un café à la main, les yeux posés sur moi comme si elle savait tout. Elle a désigné son frère d’un regard complice, ...