1. Charlie


    Datte: 29/05/2026, Catégories: Sexe Lesbien, Auteur: meo75, Source: Literotica

    ... je me concentre sur elle, et j'ai la surprise de sentir mon orgasme monter à l'unisson du sien, rien ne peut être plus parfait.
    
    ***
    
    Je n'étais pas rassurée de retrouver Charlie à Paris pour la rentrée : malgré nos échanges denses, mes allers et retours réguliers, la retrouver dans un autre environnement aura sans doute un effet douche froide, comme une magie s'effaçant en un instant. Elle m'a fait vivre mes semaines les plus folles, avec des sorties à pas d'heure à attendre le lever du soleil, collées l'une à l'autre, des heures à la regarder évoluer, sourire, réfléchir, faire son yoga, nos courses le matin le long de la plage comme un vrai bonheur à partager à deux, nos peaux sans cesse à se toucher, nos doigts à nous rejoindre, une proximité incroyable qui ne serait, j'en suis certaine, impossible avec un autre homme. Maintes fois je me suis demandé si, justement, un mec cela ne me manquait pas. Et chaque fois, une grimace est venue ponctuer ma réflexion, non vraiment pas. Je me disais d'ailleurs que j'arrêtais les hommes, mais sans avoir le début d'une intuition que Charlie pourrait remplir mon cœur et mon esprit. Et là, je suis sur le quai, stressée de ce mirage qu'elle m'a offert. Je suis trop vieille, trop bourgeoise, trop hétéro, trop maman, trop coincée aussi pour elle ; les cinq heures de train suffiront à lui faire ouvrir les yeux!
    
    Lorsque je la vois dans la foule des voyageurs à la gare Montparnasse, je sais qu'il n'en sera rien, que mes angoisses sont ...
    ... inutiles, que Charlie telle que je la connais est là et irradie dans la foule. Mon cœur bat la chamade, je me jette dans ses bras, je la couvre de baisers et de mots d'amour, je la sens qui s'apaise, je n'étais peut-être pas la seule angoissée, son sourire moqueur, qui me fait craquer, m'accompagne à la maison.
    
    C'est comme si nous nous découvrions pour la première fois. Nous ne sortons pas du week-end ; tout est différent à Paris, bien plus profond, intense aussi. Charlie ne travaille pas, et nous sommes toutes tournées l'une vers l'autre. Il faut avancer, se décider : elle habite chez son père, je ne peux l'héberger qu'une semaine sur deux, cela nous devient vite intolérable ; quand je suis seule dans mon lit, malgré la présence de mes anges, je me sens abandonnée, je suis anxieuse, inquiète de ce que fait Charlie, je suis inquiète qu'il lui arrive quelque chose. Elle ne m'a rien promis, mais curieusement je me moque complètement qu'elle me soit fidèle. Je comprends même qu'elle ne l'est pas, cela n'a pas d'importance, parce que ce qui compte le plus, c'est que je la vois, que je l'aime, qu'elle m'offre son attention. Il est hors de question que je l'enferme dans une cage ; elle est bien trop précieuse.
    
    Elle imprègne chaque moment de ma vie, je songe toujours à elle, à ce qu'elle aimerait, me dirait, penserait, j'essaie de me conformer à ses goûts, elle se moque de mes tenues bourgeoises, je fais les magasins avec elle, qui me pousse à m'habiller bien trop jeune, trop ...
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