1. Alban


    Datte: 26/05/2026, Catégories: #épistolaire, fh, grp, couple, extracon, extraoffre, voiture, Partouze / Groupe Auteur: Monsieur Le Baron, Source: Revebebe

    ... m’investir pour t’offrir ces climax absolus, ces apothéoses sublimes, ces « big bang » de plaisir que l’on recherche à l’infini et qui nous mène tous jusqu’à la « petite mort ».
    
    Puis est arrivé ce moment de trop-plein, dans ce feu d’artifice où chaque petite étincelle provoquée conduit inexorablement à la même explosion finale et où l’on finit par se lasser du spectacle. Le jeu n’est plus le fruit du hasard, mais devient un copié-collé dont on connaît l’issue inexorable, comme ces scénarios salaces des films X des années soixante-dix où la visite du plombier, la secrétaire aguicheuse comme le petit déjeuner servi par la soubrette ne sont plus que futiles prétextes à des culbutes plus ou moins réussies mais dont l’issue ne laisse aucune autre échappatoire qu’une jouissance en règle : quelques jets de foutre chaud sur un visage, des seins, des fesses…
    
    Plus les jours passaient, plus j’agrémentais en cachette ton quotidien de scénarios pornos, plus je cultivais mon personnage BCBG et propre sur lui par contraste pour que tu ne te doutes de rien et plus tes colères froides et tes regards noirs me poussaient à te haïr. Tes Converses, ton jogging, tes manières, même ce petit sparadrap que tu avais un jour mis sur ton orteil, tout ce petit côté rangé de Dr Jekyll m’insupportait : ils étaient comme autant d’affronts à la débauche digne d’un Mr Hyde, à cette Catwoman en résille, en talons hauts et au maquillage outrancier avec qui je prenais plaisir à jouer et que j’aimais avant ...
    ... tout imaginer se faire défoncer comme une pute.
    
    Alors je me suis souvenu de ce film « La Grande Bouffe » et de son pendant pornographique « Mes Nuits Avec… Alice, Pénélope, Arnold, Maud Et Richard » ou le but avoué était d’en finir une bonne fois pour toutes, vivre l’apogée d’une mise à mort dans une orgie pantagruélique de sexe. J’avais particulièrement adoré cette scène où l’actrice baise littéralement « à mort » avec des éboueurs et j’ai eu envie de te faire vivre cette scène comme le point final de notre relation.
    
    Le piano n’était donc qu’un prétexte à t’offrir sur un plateau quelques livreurs qui n’attendaient que ça, de fourrer de la belle bourgeoise comme toi. Leur demander ce service a été d’une simplicité déconcertante et je savais qu’inéluctablement, tu mordrais à l’hameçon pour te donner l’occasion d’un final grandiloquent à notre relation, comme l’apothéose triomphale d’un show à Las Vegas. Tu es si prévisible que je n’ai même pas été surpris quand tu as acheté ton caméscope en cachette.
    
    Le jour J, je t’ai suivie comme ton ombre dans l’accomplissement de cette belle surprise, ne voulant pas perdre une miette du spectacle que tu comptais m’offrir, te reluquer dans ton obscénité, comme l’arroseur arrosé (si tu me permets cette petite métaphore qui te va si bien). Quand tu es arrivée, j’étais déjà dans cette petite clairière pour vivre en live les reliefs de ta débauche. J’avais bien briefé, bien chauffé Pedro et ses copains pour qu’ils soient à point pour ...