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COLLECTION HOMME FEMME. Le pompon. Tome II (7/10)
Datte: 25/05/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CHRIS71, Source: Hds
... taille. Je vais vous faire une confidence, madame l’avait rangé dans le tiroir de son armoire de chambre. Pendant trois jours, je l’ai mise à mon doigt le temps où madame était partie à sa boutique. Et dire que j’ai moi aussi en avoir une ! • Je vous sens nostalgique Madeleine, ça sent le drame tout ceci, n’avez-vous jamais été fiancé ? • Oui et non, il y a des années j’ai fréquenté un jeune homme, Victor, beau comme un dieu. Du moins à mes yeux, pour d’autres il devait leur apparaitre comme très banal. • Il vous est parti ! • Oui, en Indochine dans les derniers jours des combats à Diên Biên Phu. Nous devions nous marier à son retour et dire que je ne l’ai jamais revu. • Vous avez été fidèle à sa mémoire ! • Je sais par madame Christine, que vous avez fait l’amour avec Patricia. De mon temps, on couchait le soir de ses noces, je ne vous le reproche pas puisque avec votre demande vous rachetez vos péchés. Peu de temps après je suis entré au service de madame et le temps a fait son œuvre, surtout que Patricia a échappé à la mort hélas pour son frère, je parle de celui de madame. Je me suis occupé d’elle, et la vie a passé et je suis toujours à son service. Je bavache, je bavache, si vous appelez, c’est que vous avez quelque chose à demander à madame ! J’espère qu’il n’est rien arrivé à Patricia, avant de partir elle-même à Venise, madame m’a emmené jusqu’au garage pour que nous recouvrions les meubles principaux et surtout les ...
... toiles de mademoiselle. C’est drôle de dire mademoiselle alors que je sais que je devrais dire madame. Je crois que je ne me ferais jamais dire madame de mademoiselle, mais la vie est ainsi faite. Je sens Madeleine au bord des larmes, c’est drôle de découvrir la vie des autres. Lorsque vous les croisez dans la rue, ils vous paraissent comme monsieur tout le monde, alors que certains eux aussi ont eu une vie qu’à vos propres yeux vous trouveriez banal. Prenez mon cas, qu’elle aurait été ma vie dans ces derniers jours si mon copain n’était pas passé chez mes parents avec son pompon sur ma tête. Madeleine va me donner le cafard et la larme à l’œil, je refuse de penser que mon père n’aurait pas fait le grand sot si j’avais été plus patient avec lui. Nul doute à la lumière de ce qu’elle m’a dit, cette femme est vierge et le restera. Je vois mal, même si pour lui apprendre la vie, coucher avec cette femme qui a élevé celle qu’elle appelle Patricia alors que la plupart d’entre nous disent Pat ou Patou. Bref, Madeleine nous attend Christine étant allée à son magasin, je raccroche, je prends mon mouchoir et je me mouche. • Bébé, que t’arrive-t-il, c’est la première fois que je te vois le visage fermé, as-tu appris une mauvaise nouvelle ? • Non, c’est Madeleine, elle m’a parlé de ta bague qu’elle a porté pendant que Christine la gardait avant de me la donner avant notre voyage. Elle m’a expliqué pour son fiancé mort au combat en Indochine. À sa façon de ...