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Victoria, ma Princesse
Datte: 23/05/2026, Catégories: #lesbienne, ff, Collègues / Travail fépilée, hotel, fgode, Auteur: Yuri Plume, Source: Revebebe
Je referme la porte de ma chambre d’hôtel en poussant un soupir de soulagement. — Enfin fini ! Après avoir posé mon bouquet de fleurs et ma coupe de meilleure vendeuse de l’année sur la console de l’entrée, je me précipite dans la salle de bain. J’abandonne mes vêtements sur le sol, dénoue mon chignon et pénètre dans la cabine de douche. J’en sors après une bonne vingtaine de minutes. Rien de mieux qu’une douche bien chaude ! Je sèche ma tignasse avec une serviette tout en regardant le haut de mon corps nu dans la glace partiellement recouverte d’une fine buée. Je ne suis pas grosse, mais bien charpentée avec mes quatre-vingt-six kilogrammes pour mon mètre soixante-quinze. Mes heures passées dans une salle de sport de Saint-Malo, mes entraînements de tennis et mes randonnées éliminent toujours ma graisse superflue. Une fois mes cheveux mi-longs coiffés et mes dents lavées, j’enfile mon pyjama. Pieds nus, je retourne dans la pièce principale. Notre patron ne s’est pas moqué de nous cette année. Il nous a, en effet, réservé des chambres dans un hôtel quatre étoiles. Cerise sur le gâteau, cet établissement est situé dans le troisième arrondissement de Lyon, donc tout près du salon de l’automobile. Mais bon, avec tout le fric qu’il gagne grâce à nous, les commerciaux, il nous doit bien ça. Je sors ma valise et commence à y entasser mes vêtements. Je dois libérer la chambre demain, dans la matinée, et mon train quitte la gare de Part-Dieu à onze heures trente, ...
... direction la maison. Tout à coup, quelqu’un frappe trois petits coups à la porte d’entrée. Qui ça peut bien être ? Peut-être un client de l’hôtel bourré qui s’est trompé de numéro ? Ou — et cela m’inquiète davantage — mes collègues qui viennent me chercher pour continuer la fête ? Je fais semblant de n’avoir rien entendu ou plutôt de ne pas être présente. Lorsqu’on cogne à nouveau, je retourne dans la salle de bain afin d’enfiler un peignoir avant d’ouvrir. L’épaule droite adossée au chambranle, Victoria me fixe de ses captivants yeux émeraude. Je retiens avec difficulté un soupir d’agacement. Cette femme est un fruit défendu puisqu’elle est une collègue, et plus précisément la secrétaire de mon patron. Visiblement, elle ne respecte pas l’adage de séparer sa vie privée de celle professionnelle. Pourtant, je la mettrais bien dans mon lit, cette belle créature d’un mètre soixante-dix, bien foutue avec des cheveux blonds qui descendent à mi-dos, ses traits fins et ses pommettes saillantes… Bref, c’est un canon. Elle profite de mon moment d’égarement pour se faufiler dans ma chambre. — Je me permets, Lize, hein ? — C’est-à-dire que j’allais me coucher. — Déjà ? Il n’est que vingt-deux heures quarante. Et puis, je veux fêter ta victoire en tête-à-tête, ajoute-t-elle en soulevant les flûtes tenues dans sa main droite et la bouteille de champagne dans l’autre. Victoria me tourne autour depuis sept mois. Ce n’est pas du harcèlement, mais de petits compliments par-ci ...